Communiqué de l’ATIK – Nouvelle Femme.

L’impérialisme attaque La lutte des femmes grandit !

En luttant contre la dictature dominicaine dirigée par Trujillo, les sœurs Mariposas furent violées, torturées et tuées par l’armée le 25 novembre 1960. La «  journée internationale de lutte et de solidarité contre la violence à l’égard des femmes  » a été déclarée au Congrès des femmes d’Amérique latine le 25 novembre 1981 en souvenir de leur combat. Depuis, c’est le jour de l’année où les femmes célèbrent la solidarité et la lutte contre toutes sortes de violences sexistes, en particulier la violence de la répression de l’état et du système patriarcal partout dans le monde.

Nous avons préparé le 25 novembre de cette année sous des attaques croissantes de la bourgeoisie, utilisant la pandémie pour justifier son offensive.

L’inégalité des genres, la violence sexiste et le massacre des femmes se sont accrues en Europe comme dans le reste du monde pendant la pandémie. Selon les données statistiques de l’ONU Femmes  : en 2020, 125 femmes ont été assassinées en Allemagne jusqu’à fin août, 14 en Belgique, 68 en France à la fin septembre et 18 en Autriche par leur conjoint, ex-époux ou partenaire. Nous ne sommes pas dupes du fait que ces données ne sont que la partie visible de l’iceberg.

Alors que la cadence du travail quotidien et des services de soins à domicile s’est intensifiée, l’exploitation domestique des femmes a augmenté. En conséquence, le labeur féminin non rémunéré est toujours plus dévalorisé.

Dans le secteur des soins, 70  % de la force de travail sont des femmes. Bien qu’elles soient à la pointe de la lutte contre le COVID-19, des mesures adéquates ne sont pas entreprises face aux multiples risques auxquels elles sont confrontées, tant pour leur santé que pour leur sécurité.

Les mesures prises pour empêcher la propagation de la pandémie, sont transformées en opportunités politiques pour les organisations fascistes et intensifie le climat de racisme belliqueux, déjà en hausse dans toute l’Europe…

Avec les attentats à Hanau, en France, à Vienne, ainsi que la prolifération des organisations fascistes, notamment dans la police et dans les services de renseignements d’Allemagne, la réalité de ce climat de guerre n’est plus un secret…

Les femmes doivent avoir un contrôle indiscutable sur leur propre corps, et la liberté d’avoir recours à l’avortement. Un droit qui est toujours soumis à des sanctions sévères, voire complètement interdit dans de nombreux pays européens…

La Convention d’Istanbul est une étape importante dans le cadre de la prévention de la violence à l’égard des femmes, bien qu’elle ait été acceptée et mise en vigueur par de nombreux pays européens, les exigences signées ne sont pas mise en pratique. En particulier, la mise en œuvre des articles de la convention destinés aux femmes migrantes fait l’objet d’un blocage par les gouvernements européens. Par exemple, l’Allemagne a émis des réserves sur l’établissement de services réservés aux migrantes, poussant les femmes immigrées à subir silencieusement la violence domestique afin de ne pas risquer d’être expulsées, à faire face à la violence sexuelle et physique dans les dortoirs de réfugiés, et à devenir les boucs émissaires des autres membres de la société et de la meute raciste. Dans de nombreux pays européens qui ont signé la Convention d’Istanbul, il n’y a pratiquement pas de travail de «  prévention de la violence conscient au genre  » envisagé.

Dans les guerres de pillage entre les puissances impérialistes, les corps de femmes continuent d’être première cible des occupations militaires.

Mais à mesure que la violence à l’égard des femmes augmente, la lutte des femmes s’intensifie.

Malgré toutes ces attaques et la crise sanitaire mondiale, la lutte des femmes se renforce.

Femmes, elles se rebellent contre le système patriarcal comme les sœurs Mariposas et luttent pour rejeter la culture d’allégeance qu’elles subissent, et, dans leurs propres mots, pour prendre leur place dans le monde en tant que femmes, prendre place dans la lutte sociale et pour vivre librement. En clamant «  NI UNA MENOS  », elles écrivent leur propre histoire, en unissant leurs mains dans la lutte tandis que leur révolte traverse les frontières et les continents.

Lorsque la Convention d’Istanbul fut discutée par certains gouvernements, des femmes dans tous les pays européens ont battu le pavé, en déclarant «  LE CONTRAT D’ISTANBUL VIT  », malgré les conditions sanitaires…

D’une même voix elles ont crié qu’elles ne seraient pas la «  femme-modèle  » que le système leur impose. En descendant dans la rue avec le slogan «  RESTEZ À L’ACTION, PAS À LA MAISON  » pour dénoncer la flambée des violences domestiques, les massacres de femmes, montée du racisme et de la violence d’État durant la pandémie…

En tant que NOUVELLE FEMME  ; malgré les obstacles de la pandémie, ce 25 novembre, contre toutes les atteintes à nos vies, éveiller la lutte organisée pour l’auto-défense  ; plus résolument que jamais, nous sommes les ailes des sœurs Mariposas, nous crions de faire bouger le monde, pour nos vies et pour nos droits.

• Nİ UNA MENOS  !

• LA CONVENTION D’ISTANBUL, TOUS LES PAYS SIGNATAIRES DOIVENT L’APPLIQUER ENTIÈREMENT  !

• LE CAPITALISME TUE, LA SOLIDARITÉ DES FEMMES ORGANISÉES SAUVE  !

• JİN, JİYAN, AZADİ  !

Atik nouvelle Femme

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