Le référendum se poursuit en Catalogne. Madrid répond par la force.

Le référendum se poursuit en Catalogne

Madrid répond par la force.

L’Unité Communiste de Lyon affirme son soutien sans faille au référendum d’autodétermination en Catalogne. Elle affirme également sa condamnation totale de la répression, de nature franquiste, qui s’abat sur les manifestants.

337 blessés, à 16h30, colorent cette journée de sang. Personnes âgées blessées, pompiers matraqués, manifestants éborgnés… L’Etat espagnol renoue avec son héritage génétique franquiste.

Déja, avant le référendum, le gouvernement madrilène avait montré les dents. Le pouvoir central de l’Etat Espagnol envoie ses militaires, ses policiers, ses juges pour écraser le référendum décidé par la Catalogne, concernant son autodétermination. Ces derniers jours, profitant des dispositions légales héritées de la période franquiste, l’Etat Espagnol a organisé une immense vague de répression et d’arrestations en Catalogne, dans le but de mettre à la concrétisation des volontés indépendantistes catalanes.

13 septembre 2017, le parquet catalan, aux ordres de Madrid, ordonne à la police d’empêcher le référendum. Ordre est donné de saisir les urnes, les bulletins, les affiches. Egalement, la mesure s’accompagne de la possibilité d’arrêter les maires disposés à organiser ce référendum. Perquisitions et saisies se poursuivent jour après jour.

Le 20 septembre, 14 hauts responsables catalans sont arrêtés et des millions de bulletins saisis. De nombreuses manifestations spontanées partout dans l’Etat Espagnol se multiplient pour soutenir les droits démocratiques des catalans.

Le lendemain, le gouvernement madrilène annonce des amendes de 6 000 à 12 000 € / jours pour les 24 organisateurs du référendum. Les amendes seront maintenues jusqu’à ce qu’ils « respectent les résolutions de la cour. »

Mais le gouvernement catalan a tenu bon et a maintenu le référendum. Malgré les scellés sur les bureaux de vote, malgré les saisies d’urnes, malgré les charges de la police, le référendum se poursuit. La tension entre la Generalitat et Madrid monte d’heure en heure. Nul ne sait, pour le moment, jusqu’où elle culminera. Il n’est pas exclu que le gouvernement de l’Etat espagnol réponde par la force brute, d’autant qu’il redoute un effet domino.

Derrière les catalans, les basques regardent avec attention le déroulé. Et, de l’autre côté des frontières, dans l’Etat français, dans les Iles Britanniques, d’autres ont les yeux rivées sur ce qui se déroule. Une onde de choc traverse l’Europe et sonne le réveil des questions nationales.

C’est pour cela que, dans la grande majorité, les politiciens de l’Etat français condamnent ce référendum, en dénient le caractère démocratique, en dénient le droit. « Ce désir d’indépendance est pour moi quelque chose de très dangereux pour l’Espagne et même pour l’Europe » a ainsi clamé la « socialiste » Anne Hidalgo, Franco-espagnole. Le désir des masses est « dangereux pour l’Etat espagnol », il faut donc l’écraser. C’est ce qui transparait au travers de ces termes. Ils lui reprochent le caractère unilatéral du référendum.

Comment pourrait-il être autre chose qu’un acte unilatéral ? Ni les catalans, ni aucun peuple s’érigeant en nation indépendante n’a gagné par un dialogue et une marche main dans la main entre l’oppresseur national et l’opprimé. Les indépendances se gagnent par la confrontation, tout comme les révolutions.

Si certains ténors de la gauche « radicale » ont condamné les violences policières sans soutenir le référendum, seul le représentant du NPA, Philippe Poutou a déclaré son soutien à la volonté d’indépendance.

De notre côté, nous sommes solidaires de la Catalogne dans leur volonté d’expression démocratique et d’autodétermination. Nous sommes solidaires du droit des peuples à s’ériger en nation indépendante. Nous sommes solidaires contre le pouvoir de Madrid, contre ses méthodes de gestapo, contre ses violences, ses arrestations et ses amendes.

Un point de non-retour, aujourd’hui, a été franchi. La  société catalane, dans sa plus grande partie, entame un divorce avec Madrid. A l’image du club de football, le Barça, dont le communiqué officiel appelle à condamner les violences policières et à soutenir l’expression démocratique faite au travers du référendum.

Nous sommes solidaires de Catalans, des Basques, des Asturiens, des Andalous, des nations qui luttent, au sein de l’Etat Espagnol, mais aussi au sein de l’Etat Turc, de l’Etat Français, de ces prisons des peuples.

Nous voulons clamer cette solidarité, contre l’hydre fasciste. Contre la répression, contre l’écrasement des libertés démocratiques. Aujourd’hui,  plusieurs membres de l’Unité Communiste de Lyon ont symboliquement accroché une banderole au consulat d’Espagne de Lyon.

Banderole clamant notre soutien à l’indépendance sous ces termes :

Visca Catalunya ! Som un sol front !

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