Déclaration de l’ILPS ICC sur les violations des droits de l’homme au Pérou


24 février 2021

COMITÉ INTERNATIONAL DE COORDINATION (CIC) DE LA LIGUE INTERNATIONALE DE LUTTE DES PEUPLES

EXIGEONS L’ARRÊT DES PERSÉCUTIONS POLITIQUES ET LA LIBÉRATION DE TOUS CEUX QUI SONT POURSUIVIS ET EMPRISONNÉS, DE TOUS NOS CAMARADES DU MOUVEMENT D’AMNISTIE ET DES DROITS FONDAMENTAUX DANS LE PROCESSUS POLITIQUE PRÉCÉDENT À LIMA !

À BAS LA PERSÉCUTION POLITIQUE DES IDÉES !

Nous sommes profondément choqués par la persécution brutale et illégale de nos 121 camarades, avocats, enseignants, travailleurs, artistes, étudiants, gens de la rue et combattants sociaux emprisonnés au Pérou, qu’ils cherchent à étendre à 300 autres. Cette semaine, 53 d’entre eux étaient déjà emprisonnés et d’autres sont menacés d’arrestation.

Le 2 décembre 2020, lors d’un gigantesque raid policier et militaire brutal au Pérou, 77 des 121 chers camarades faussement accusés du crime de terrorisme ont été arrêtés, dont 11 avocats comme M. Alfredo Crespo, et des dirigeants syndicaux, en pleine période d’état d’urgence militaire.

Néanmoins, la Constitution politique du Pérou stipule dans son chapitre 1 : Droits fondamentaux de la personne, article 3, des garanties : “La liberté de conscience et de religion, individuellement ou en association. Il n’y a pas de persécution pour des idées ou des croyances. Il n’y a pas de crime d’opinion”. Pourtant, le gouvernement ne respecte pas tous ces droits fondamentaux, ainsi que les accords et conventions internationaux qu’il a signés.

Nous exprimons notre rejet et notre répudiation catégorique de cette chasse illégale, arbitraire et abusive menée par le gouvernement péruvien qui a commencé aux petites heures du matin le 2 décembre, en pénétrant par effraction dans 94 maisons, dont ils ont brisé les portes et les fenêtres, en soulevant des mineurs qui passaient la nuit avec leur père, battre des mères pour avoir demandé l’ordre de la Cour pour un tel outrage, détenir une mère qui allaite avec son bébé, la harceler en emmenant l’enfant à l’INABIF, briser la santé des personnes âgées, arrêter des avocats pour refuser toute forme de défense juridique et de mauvais traitements physiques et psychologiques de tous les détenus et de leurs familles.

Tous se battent pour les droits fondamentaux et sociaux tels que le droit à la participation électorale, exigent une nouvelle Constitution avec une Assemblée constituante, rejettent le capitalisme et luttent pour le socialisme. Rien de tout cela n’est un crime au Pérou ou ailleurs. Ils violent de manière flagrante la présomption d’innocence et le droit à la défense.

Ce sinistre raid anti-populaire montre clairement les plans infâmes de l’impérialisme, du groupe militaire interventionniste de Lima, et la réaction des indigènes. Dans sa défense acharnée du capitalisme, ils déploient une haine et une vengeance acharnées contre lui.

Avec une profonde indignation, nous rejetons ces attaques sournoises et provocatrices qu’ils utilisent pour détourner l’attention, discréditer les combattants sociaux et défendre le système d’exploitation et d’oppression capitaliste.

De plus, quinze des personnes emprisonnées ont été infectées par le Covid-19. Nous exigeons la liberté de tous les détenus, le respect des droits fondamentaux d’opinion, d’organisation et de participation politique. Nous condamnons les tortures qu’ils subissent et exigeons de mettre fin à la persécution !

Nous appelons à la solidarité internationale immédiate des organisations populaires du monde entier. Nous condamnons les viles attaques contre le peuple péruvien et exigeons la libération des détenus, les fils et filles exceptionnels du peuple.

LIBÉREZ NOS CAMARADES QUI LUTTENT CONTRE L’OPPRESSION CAPITALISTE !

SOLIDARITÉ MONDIALE CONTRE LA RÉPRESSION AU PÉROU !

À BAS LA RÉPRESSION, LA HAINE ET LA VENGEANCE CONTRE LE PEUPLE PAR L’ÉTAT PÉRUVIEN !

SOLIDARITÉ INTERNATIONALE AVEC LES AVOCATS, LES ENSEIGNANTS, LES ARTISTES, LES ÉTUDIANTS, LES TRAVAILLEURS, LE PEUPLE, LES COMBATTANTS SOCIAUX EMPRISONNÉS AU PÉROU !

LUTTER POUR UNE NOUVELLE CONSTITUTION ET LE SOCIALISME N’EST PAS UN CRIME !

(Déclaration adoptée par le Comité international de coordination lors de sa réunion du 20 février 2021)

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