Voeux de l’Unité Communiste.

Nous souhaitons à toutes et tous une bonne année 2022.

A nos amis et nos amies, à nos camarades, à nos proches, à nos alliés.

Nos vœux pour cette nouvelle année sont simples à formuler.

Nous la souhaitons combative, solidaire, mais aussi protectrice. Capable de nous défendre, de nous soutenir, mais aussi d’attaquer.

L’année 2021 a été dans la continuité de l’année 2020. Elle a été une année difficile. Tant sur le plan social que sur le plan sanitaire. Nous n’avons pas encore fini de payer la gestion catastrophique de la crise économique et sanitaire.

D’un point de vue écologique, elle est déjà la plus chaude depuis 75 ans. En deux jours. Record à battre, mais dont les retombées n’annoncent rien de bon.

Elle est aussi sous le signe de la montée en tension en Ukraine. Occident et Russie se font à nouveau face, couteaux tirés.

Ce retour de plain-pied dans le temps des troubles a été un véritable test pour les organisations politiques, et notamment pour les organisations révolutionnaires. Il faut saluer les succès  : la solidarité concrète, l’entraide directe, la mise en place de mesures d’urgences pour aider les plus vulnérables et les plus précaires.

De notre côté, nous avons participé à la mesure de nos moyens à cette solidarité.

Nous pouvons aussi noter aussi des succès politiques. La possibilité de célébrer l’anniversaire de la Commune de Paris avec nos camarades et amis internationaux. Mais aussi la IVe conférence internationale de l’ICOR, ou encore notre participation à diverses initiatives qui visent à renforcer les liens et les alliances entre les différentes forces communistes.

Nous avons également pu continuer à réaliser notre travail d’analyse de l’actualité et de production de matériel de formation. Ce sont des éléments qui contribuent, à leur échelle, à régénérer l’idéologie révolutionnaire.

Il nous faut cependant faire également un bilan critique de nos propres manques. Bien que nous nous renforcions progressivement, tant de tâches restent en dehors de notre portée. C’est la construction progressive et notre expansion qui permettra de pouvoir les réaliser.

Le virus conspirationniste, qui forme une véritable pandémie dans la pandémie, s’est répandu largement. Il a profité de la stupeur, de la peur, de l’isolement et de la vulnérabilité des individus et des groupes. Si l’extrême-droite s’est nourri de son expansion, il n’a eu de cesse de contaminer l’extrême-gauche. Ainsi, des discours jumeaux de ceux des ultra-libéraux ont éclos un peu partout. Ils réclament, au nom de la liberté, la fin de toutes les mesures sanitaires. Derrière cela, l’hypothèse que le gouvernement voudrait mettre en place un confinement perpétuel, un régime totalitaire ou d’autres sornettes de ce type. Dans les faits, les gouvernements ont en général perpétuellement sous-estimé la dangerosité de la maladie, et n’ont pris des mesures dures que pour corriger une trajectoire devenue incontrôlable autrement.

Par ailleurs, aujourd’hui, dès les premières heures de 2022, nous avons à nouveau une preuve éclatante du mépris dans lequel nous tiennent les gouvernements.

En Angleterre, à nouveau, il a été annoncé qu’il allait falloir vivre avec le virus. En France, la direciton de l’Etat admet pleinement qu’aucune mesure ne sera prise. La peur de la destabilisation des marchés, d’un impact économique, justifie cela. Il s’y ajoute le fait que Macron prépare sa réélection : il ne veut pas se mettre à dos qui que ce soit, et surtout pas ceux qui comptent sur la stabilité économique. Cela se traduit par des mesurettes qui camouflent mal une réalité : peut-être est-ce la dernière grande vague, grâce à la vaccination, mais mourir lors du dernier round, c’est mourir quand même.

L’année qui s’ouvre est sous le sceau des élections. De nouveau, toutes les luttes, tous les combats, seront immanquablement parasités par ce message «  votez pour nous  ». Les ratisseurs parcourent les campagnes. Les nécromanciens de la politique tentent de ranimer des partis morts. Toutes les promesses sont sur la table, candidatures révolutionnaires, jours heureux, vies nouvelles. Pourtant la réalité est bien plus triste  : quelle place pour les discours anti-parlementaires dans cette course aux voix  ?

Dominée par les voix des réactionnaires  : le duo Pécresse-Ciotti, le tandem Zemmour-Le Pen, les particules radioactives et xénophobes… Cette échéance risque d’être une situation de déchéance.

C’est là où cette année est cruciale  : soit elle permet un large rassemblement des forces extra-parlementaires et permet leur coalition, par delà les barrières idéologiques, soit elle ne débouche sur rien. Cette coalition, cette opposition populaire qui rejette le régime pseudo-démocratique est à construire. En ce début d’année 2022, nous appelons à préparer autre chose qu’une simple contestation des élections, ou qu’un boycott  : à devenir une alternative.

Pour cela, il faut parvenir à réussir cette transformation radicale  : cesser de se penser en outsider, en contestataire, et se penser en dirigeant, en courant qui ne veux pas crier au scandale, mais transformer le monde.

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