Lénine trône à Gelsenkirchen (Allemagne).

L’Unité Communiste adresse ses félicitations au MLPD pour la mise en place de la statue de Lénine à Gelsenkirchen.

La mise en place de cette statue, dans le contexte actuel, est un coup d’éclat.

Elle démasque l’hypocrisie des capitalistes et des anticommunistes.

Quand les statues représentes des gens de leur classe, des colonialistes, des esclavagistes ou des criminels économiques, ils considèrent que les déboulonner serait nier l’histoire. Qu’il faut faire avec, et qu’il faut les accepter.

En revanche, le MLPD a du mener une bataille judiciaire et obtenir l’arbitrage d’un tribunal pour avoir gain de cause. C’est bien une preuve éclatante que la toponymie, les statues, les symboles occupent un espace mental. Qu’elles contribuent à définir les parts du passés jugés légitimes par l’historiographie dominante.

C’est donc une victoire symbolique importante.

Elle rentre dans le cadre d’une reconquête de l’espace urbain par les symboles de la révolution. Elle contribue à lutter contre l’effacement de la mémoire révolutionnaire et du mouvement internationaliste.

Nous pensons également que, au-delà du symbole, cette statue joue un rôle dans notre actualité politique. Nous regardons cette statue non pas comme un élément du passé, anachronique. Elle est un point d’encrage dans un avenir qui va naître. Dans un avenir qui est le seul à pouvoir détourner de la catastrophe écologique, économique, sanitaire et sociale.

Le capitalisme, en dépit de son triomphe, a montré ses limites. En fait de fin de l’histoire, il incarne la fin de l’espoir. Il a montré que la sommes des égoïsmes ne faisait pas avancer l’humanité vers le mieux, mais vers un crépuscule de misère, de stagnation, de guerres. Il n’est plus porteur d’utopie, à part pour une poignée de super-capitalistes, qui vivent sur la misère de milliards d’êtres humains.

Aujourd’hui, devant cette statue, nous voyons le choix, un choix important qui reflète comment nous la considérons. Comme une chose morte ou comme une chose vivante.

Nous, qui tournons les yeux vers nos prédécesseurs, bénéficions d’un immense avantage. Nous avons leur expérience. Leur histoire. Leurs victoires et leurs revers. Nous pouvons soit les confiner dans le fétichisme et le folklore, les utiliser comme des excuses pour refuser d’avancer, soit en tirer la substance profonde, en tirer les enseignements, et avancer.

Cette statue, nous qui sommes en France, doit nous interroger. Le mouvement communiste dans notre pays, malgré des progrès importants, ne parvient pas à franchir l’étape de la secte. Nous pouvons continuer ainsi, végéter, rester marginaux, nous mépriser les uns et les autres et refuser de reconnaître nos existences mutuelles.

Nous pouvons continuer à fuir nos responsabilités vis-à-vis des travailleurs et des travailleuses de notre pays, vis-à-vis de ceux et celles qui subissent le joug de notre impérialisme.

Nous pouvons attendre, en ordre dispersés, que la pandémie ressurgisse. Que nous soyons dans la situation de payer la crise. Que nous soyons face à une nouvelle guerre.

Ou nous pouvons prendre comme point de ralliement la mise en place de cette statue. En faire un symbole de l’unité renouvelée et de la volonté commune d’avancer. Dépasser le sectarisme. Briser le chauvinisme d’organisation. Travailler ensemble, sur la base de nos expériences aux uns et aux autres, et forger la synthèse qui correspond à notre époque et à nos tâches. Ce choix dépend de nous, mais nous devrons en accepter les conséquences.

Nous avons fait le notre. Il est dans l’élaboration commune, au sein de l’ICOR, avec l’expérience et le savoir commun, par le débat démocratique prolétarien, d’une voie pour la révolution et pour apporter une nouvelle utopie.

Nous saluons Lénine. Nous saluons le MLPD. Nous saluons l’ICOR. Nous saluons le Front International Anti-impérialiste.

Ensemble vers la victoire  !

Die Kommunistische Einheit gratuliert der MLPD zur Aufstellung der Lenin-Statue in Gelsenkirchen.


Die Errichtung dieser Statue ist im gegenwärtigen Kontext eine große Leistung.

Sie entlarvt die Heuchelei der Kapitalisten und Antikommunisten.
Wenn Statuen Menschen ihrer Klasse, Kolonialisten, Sklavenhändler oder Wirtschaftskriminelle darstellen, sind sie der Ansicht, sie zu entlarven, hieße, die Geschichte zu leugnen. Dass mit ihnen umgegangen werden muss und dass sie akzeptiert werden müssen.
Die MLPD hingegen musste einen Rechtsstreit ausfechten und ein Schiedsverfahren vor einem Gericht erwirken, um ihren Fall zu gewinnen. Dies ist ein klarer Beweis dafür, dass Toponymie, Statuen und Symbole mentalen Raum einnehmen. Dass sie dazu beitragen, jene Teile der Vergangenheit zu definieren, die von der herrschenden Geschichtsschreibung als legitim angesehen werden.
Es ist daher ein wichtiger symbolischer Sieg.
Es ist Teil einer Rückeroberung des städtischen Raums durch die Symbole der Revolution. Sie trägt zum Kampf gegen die Auslöschung des revolutionären Gedächtnisses und die internationalistische Bewegung bei.

Wir glauben auch, dass diese Statue über das Symbol hinaus eine Rolle in unseren politischen Nachrichten spielt. Wir betrachten diese Statue nicht als ein anachronistisches Element der Vergangenheit. Es ist ein Einfärbungspunkt in einer Zukunft, die im Begriff ist, geboren zu werden. In einer Zukunft, die als einzige von ökologischen, wirtschaftlichen, gesundheitlichen und sozialen Katastrophen ablenken kann.

Der Kapitalismus hat trotz seines Triumphes seine Grenzen gezeigt. Tatsächlich verkörpert sie am Ende der Geschichte das Ende der Hoffnung. Sie hat gezeigt, dass die Summe des Egoismus die Menschheit nicht zum Besten geführt hat, sondern zu einem Zwielicht von Elend, Stagnation und Kriegen. Sie ist nicht mehr der Träger der Utopie, abgesehen von einer Handvoll Superkapitalisten, die vom Elend von Milliarden von Menschen leben.

Heute, vor dieser Statue, sehen wir die Wahl, eine wichtige Wahl, die widerspiegelt, wie wir sie sehen. Als totes Ding oder als lebendes Ding.
Wir, die wir unsere Augen auf unsere Vorgänger richten, haben einen immensen Vorteil. Wir haben ihre Erfahrung. Ihre Geschichte. Ihre Siege und Rückschläge. Wir können sie entweder auf Fetischismus und Folklore beschränken, sie als Entschuldigung dafür benutzen, dass wir uns weigern, vorwärts zu gehen, oder wir können die tiefste Substanz aus ihnen ziehen, aus ihnen lernen und vorwärts gehen.

Diese Statue, wir, die wir in Frankreich sind, müssen uns in Frage stellen. Die kommunistische Bewegung in unserem Land schafft es trotz wichtiger Fortschritte nicht, die Bühne der Sekte zu überschreiten. Wir können so weitermachen, dahinvegetieren, am Rande bleiben, uns gegenseitig verachten und uns weigern, unsere gegenseitige Existenz anzuerkennen.
Wir können uns weiterhin unserer Verantwortung gegenüber den Arbeitern unseres Landes entziehen, gegenüber denen, die unter dem Joch unseres Imperialismus leiden.
Wir können verstreut warten, bis die Pandemie wieder auftaucht. Dass wir in der Lage sind, für die Krise zu zahlen. Dass wir vor einem neuen Krieg stehen.

Oder wir können die Aufstellung dieser Statue als Sammelpunkt nehmen. Machen Sie sie zu einem Symbol der erneuerten Einheit und des gemeinsamen Willens, vorwärts zu gehen. Überwindung der Bigotterie. Organisatorischen Chauvinismus abbauen. Auf der Grundlage der gegenseitigen Erfahrungen zusammenarbeiten und eine Synthese schmieden, die unserer Zeit und unseren Aufgaben entspricht. Diese Entscheidung liegt bei uns, aber wir werden die Konsequenzen tragen müssen.

Wir haben unsere gemacht. Es geht darum, innerhalb der ICOR mit gemeinsamer Erfahrung und gemeinsamem Wissen durch proletarisch-demokratische Debatten einen Weg zur Revolution und zur Verwirklichung einer neuen Utopie auszuarbeiten.

Wir grüßen Lenin. Wir grüßen die MLPD. Wir grüßen die ICOR. Wir grüßen die Internationale Antiimperialistische Front.

Gemeinsam dem Sieg entgegen !


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