Commémorons la Commune de Lyon !

Le 24 avril, nous avons pris la parole pour commémorer la Commune de Lyon. Le 27 avril 1870, dans le quartier populaire de la Guillotière, les communards et communardes se ont brandi le drapeau rouge et se sont insurgés contre l’ordre de Versailles. Leur exemple doit toujours nous inspirer : non pas comme un fétiche du passé, mais bien comme une esquisse de l’avenir. Un avenir sans exploitation, un avenir sans oppression, un avenir qui se dessine collectivement, qui s’écrit au pluriel, mais qui permet l’épanouissement de chacun et de chacune.

Verbatim :

Aujourd’hui, il est devient presque inutile de dire que la situation est dure. Cela se voit tout autour de nous, la pandémie est partout. Les actualités sont pleines de menaces, d’atrocités, de violences, de terreurs. Qui, aujourd’hui, peut regarder l’avenir sans avoir une boule au ventre ? Qui peut dire que demain sera meilleur qu’aujourd’hui ?

Il faut le dire, la promesse d’un monde meilleur, la promesse d’un avenir radieux a été trahie.

Regardons ce qui nous attends :

Nous en avons tous assez des restrictions, oui, c’est vrai, nous voulons une vie à minima normale. Mais notre gouvernement n’a rien fait pour en finir avec elle. Il a pris des demi mesures, il a trouvé des quarts de solutions. Il n’a rien résolu.

En pleine pandémie, le gouvernement veut mettre fin aux mesures de lutte contre celle-ci. Ce n’est pas un coup de génie. C’est un saut dans le vide. Notre gouvernement capitule : il n’est pas maître, il est exécutant. Il exécute les ordres de ceux qui ont réellement le pouvoir.

Et pour cela, qu’importe si les contaminations restent fortes, qu’importe si des variants surgissent.

Il se couche devant le pouvoir de l’argent. C’est pour cela qu’il ne mène pas sérieusement la lutte contre la pandémie. Car pour lui, l’important c’est de servir ses maîtres : les grands industriels, les grands banquiers, les grandes richesses. Leurs profits sont sacrés. Le reste est accessoire.

C’est tout bonnement scandaleux !

Alors que les plus riches deviennent et deviendront encore plus riches, qu’avons nous ? La promesse du chômage, de la précarité, la promesse de l’esclavage de la dette. Les banquiers se frottent les mains à cette idée ! Rien ne rapporte plus que la misère.

Mais ça, non, nous ne l’acceptons plus !

Nous voulons trouver des solutions à ces maux ! Lesquelles ? Voter ? Nous avons vu le résultat ! Les politiciens et les politiciennes sont les agents ou les otages de nos bourreaux. Croire en un homme providentiel, un Napoléon ? Pour nous retrouver dans une dictature de plus ?

Nous, nous avons foi dans la force immense du peuple, lui même, dans sa capacité a surmonter tous les obstacles. Nous croyons en un gouvernement du peuple par le peuple.

Il y a cent cinquante ans, dans toutes les grandes villes de France, nous relevions la tête ! A Paris, à Marseille et à Lyon, le peuple avait décidé : il voulait exercer lui-même le pouvoir.

Dans l’effondrement cataclysmique du Second Empire, vaincu par sa propre vanité, certains et certaines ont dit non. Non à ce cycle infernal de dirigeants pourris. Oui à une société différente.

Le 27 avril, dans le quartier de la Guillotière, les insurgés proclamaient le point de départ d’une société nouvelle  ! Sous le Drapeau Rouge de la Révolution, drapeau du peuple, drapeau de l’avenir  !

Dans les Communes, le peuple a exercé un pouvoir absolu. Il a balayé le vieux monde pour en construire un nouveau. Un monde de justice, un monde d’égalité, un monde de liberté. Mais une liberté réelle, pas celle qui consiste à choisir son exploiteur, mais celle qui consiste à choisir sa vie.

Les communards ont effrayé terriblement les tyrans. A tel point que les gros richards de France et de Prusse se sont ligués pour l’écraser. Elle a péri dans le sang. Mais elle a donné naissance à une vague d’espoir nouveau. Un espoir d’un monde libre.

Apprenons de son exemple.

Assez des mensonges, assez de la dictature du profit, assez des jeux de politicards corrompus ! Nous, nous qui travaillons, nous qui produisons, nous qui soignons, nous qui éduquons, nous qui entretenons, nous qui nourrissons, nous faisons tout ! Et pourtant, quelle voix avons nous ?

Ce sont toujours les mêmes, ces riches, fils et filles de riches, bourgeois et inutiles de générations en générations, ces grands noms, ces grands cartels, ces grands clans qui mènent la danse. Héritiers, banquiers, profiteurs, rentiers…

Ce sont eux qui imposent que nous allions nous exposer au virus pour quelques sous. Ce sont eux qui imposent que nous allions tuer et nous faire tuer dans d’autres pays. Ce sont eux qui nous envoient les CRS lorsque nous osons trop les contredire.

Mais les choses changeront.

Nous croyons fermement que nous pouvons décider par nous même, construire par nous même, pour nous même. Sans maîtres, sans patrons, sans banquiers, sans CRS. Un esprit collectif, d’émulation, dans lequel nous pourrons réaliser nos aspirations et nos talents.

Parler d’avenir positif sonne grotesque, et pourtant ! Nous pouvons y parvenir.

Nous devons pour cela être organisés, soudés, chasser les haines et les divisions du peuple. Nous avons besoin d’être unis, et d’avancer ensemble.

Nous, Unité Communiste, ne prétendons pas être la solution. Mais nous prétendons, avec nos amis internationaux des 5 continents, être un fragment de celle-ci. Être un point de départ. Mais les autres fragments de la solution, mais la grande transformation, c’est vous toutes et tous qui la portez aussi. Chacun est une pièce d’un puzzle immense dont l’image finale est une société nouvelle. A nous de le construire et de lui donner vie !

Vive la Commune ! Vive un monde nouveau !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.