Du réformisme à l’opposition extra-parlementaire – Partie V – Final

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LES BASES DE L’UNITÉ EXISTENT AUJOURD’HUI

Les bases de ce travail commun existent, les bases de l’unité, dans la pratique, existent. Les besoin, le désir de réaliser ceci existe. Les conditions pour la création de ce front de lutte sont toutes réunies à l’heure actuelle. Ne manque que l’unité de volonté, l’impulsion, l’étincelle. Hormis cela, rien ne s’oppose au fait de réaliser cette étape, d’entamer la route de la rupture avec la bourgeoisie et la forme d’Etat que celle-ci met en œuvre.

Les élections seront perdues par les masses populaires. Ce fait est inéluctable. Quelque soit le candidat ou la candidate qui accèdera à cette fonction. Dès la fin de ces élections, hormis la nouvelle parenthèse des législatives, les manigances vont reprendre. L’hydre de Lerne du Parti Socialiste, de la social-démocratie, va tenter de faire repousser de nouvelles têtes, les maquillant d’un vernis gauchiste.

Les ramifications de ces organisations, de nouveau, vont tenter de s’implanter, de corrompre, de coopter les militants et militantes, les travailleurs et travailleuses, de se reconstituer, de redonner vie à leur corps épuisé par la défaite. Sans la possibilité de battre les idées fausses, les thèses pourries, celles-ci renaissent inlassablement, tel le flux et reflux de vagues. Des idées qui bercent d’illusions, de programmes de transitions, de révolutions permanentes et de grands soirs, qui n’ont lieu que dans les rêves. Tandis que, dans la pratique, ce sont les mêmes jeux, les mêmes cachoteries, les mêmes tractations qui reprennent, dans la mairies, dans les assemblées, dans les hôtels de région.

Et encore ! La situation actuelle est encore celle d’un calme relatif, d’un ciel où les nuages sont épars. Des épreuves bien plus difficiles sont à prévoir, à l’avenir.

Que cela soit le risque de guerre internationale, du fait de l’affaiblissement relatif de la chape de plomb des USA, par la montée de nouveaux acteurs internationaux, par le recours à la force armée qui s’accroît au fur et à mesure que les impérialismes déclinant dévissent.

Dans ce cadre, quelle sera l’attitude d’un environnement militant marqué par l’hésitation ? Cent ans auparavant, la plus grande majorité des forces progressistes se sont associées aux projets criminels de l’impérialisme français. Il est fort possible que les sociaux-démocrates fassent de même, à nouveau, en ayant toujours à la bouche les notions de civilisation, de droit, d’universalité. Combien d’organisations -aujourd’hui se targuant d’être les fers de lance de la révolution- accepteront les mots d’ordre, prendront faits et cause pour l’impérialisme ?

Les  luttes sociales, même le fameux « troisième tour social »  n’aboutiront à rien si ces événements ne débouchent pas sur une structure, ou ne trouvent pas de centre à épouser. Ce centre doit être bâti, en amont, pour que le camp du peuple puisse grandir, quantitativement puis qualitativement.

Ce camp n’est tout simplement pas prêt. Il est divisé, faible.

Ses tâches sont immenses, gigantesques, plus grandes que celle qu’il peut aligner aujourd’hui.

Le dilemme est simple : ou ce camp se hisse à la hauteur de ces tâches, ou il se résigne à vivre en croupion de l’impérialisme et du réformisme.

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