A Lyon, on expulse les migrants et on muselle la contestation.

A Lyon, on expulse les migrants et on muselle la contestation.

Aujourd’hui, 27 septembre 2017, Lyon accueille un sommet Franco-Italien. Le Président  de l’Etat français, Emmanuel Macron et le président de l’Italie Paolo Gentiloni se rencontrent donc, dans les salons feutrés de la Préfecture, pour poursuivre par une visite au musée des Confluences, tout en cirant allègrement les chaussures de Gérard Collomb au passage.

Le but de cette rencontre était de débattre de nombreux sujets. L’un d’entre eux, véritable chimère sans cesse renouvelée, concerne le Train à Grande Vitesse entre Lyon et Turin.

Quartier bouclé, circulation coupée, policiers en patrouille à chaque coin de rue… Lyon prend des allures de cité assiégée. Faisant d’une pierre deux coups, la préfecture a donné l’ordre de virer les SDF , les Roms et les migrants qui pourraient nuire à la beauté et à la plénitude de l’ancienne capitale des Gaules.

La misère et la pauvreté, que même les Etats capitalistes les plus riches connaissent, n’est pas du goût des chefs d’Etat. Les dégâts de leurs politiques doivent rester cachés, camouflés, dissimulés pour ne pas gâcher leur bon plaisir.

Les opposants aux réformes de Macron et à la LGV entre Lyon et Turin connaissent le même sort.

Depuis le début des années 2000, le projet de ligne à grande vitesse avance à pas de fourmi. D’une part car le projet est extrêmement cher, de l’ordre de 26 milliards d’euros. Car il est d’une utilité douteuse, du fait de l’existence d’une voie qui pourrait être agrandie. Car les volontés politiques on fluctué durant des années.

Mais surtout car la ligne Lyon-Turin se heurte à l’hostilité des riverains du tracé tout comme des opposants aux grands travaux inutiles. Ainsi, le val de Suze, de l’autre côté de la frontière, est une zone où l’autorité italienne ne s’exerce, in fine, plus que d’une manière formelle. Le chantier est au point mort.

Aujourd’hui, plusieurs militants et militantes ont voulu marquer cette hostilité à ce projet, ainsi qu’à l’enfer social promis par Macron, en déployant une banderole devant le consulat Italien.

Ce crime de lèse-majesté leur vaut d’être emmenés, sans que des charges soient connues, au commissariat de Marius-Berliet. Une manière de les punir, de les mettre « au piquet », le temps que la rencontre se passe.

Cela devient une tradition, au sein de l’Etat français, que de faire ce coup de balais et ce coup de filet dès qu’une visite présidentielle est organisée.

Lors des venues de Nicolas Sarkozy, à Lyon, c’était plusieurs centaines de militants et de militantes qui furent ainsi accueillies par les forces de police, le temps que le show se déroule.

Voilà comment fonctionne la démocratie bourgeoise. Tant que les paroles restent des murmures, elles ne gênent pas. Dès qu’elle prennent le chemin de la concrétisation, ou que le son déplaît, la répression tombe.

Solidarité avec les arrêtés ! Liberté pour tous les détenus des mouvements sociaux !

La démocratie bourgeoise démasque son visage de farce !

16:56 : la police vérifie les identités de ceux qui n’avaient pas leurs papiers sur eux. Plus d’informations dès que possible.

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