A l’intention des camarades Kurdes de Lyon et d’ailleurs.

A l’intention des camarades Kurdes de Lyon et d’ailleurs.

Aujourd’hui, l’Unité Communiste de Lyon était présente à l’anniversaire organisé par les camarades Kurdes de la région lyonnaise, pour célébrer un anniversaire de plus de lutte, de combat, de victoires et de deuils. Tenu a Vénissieux, dans la salle Joliot-Curie, cet anniversaire de la fondation du PKK est un événement qui nous paraît important de célébrer. Nous ne partageons pas intégralement le contenu et le programme politique du Parti des Travailleurs du Kurdistan.  La question du confédéralisme démocratique, défendu notamment par le camarade Öcalan, est un débat qui est nécessaire d’être mené, à nos yeux. Mais cela ne nous empêche pas de juger qu’il est important, essentiel même, de lutter contre sa criminalisation, contre la répression qu’il subit, et de soutenir la cause qu’il défend. Cela ne nous empêche pas de pleurer, nous aussi, les membres du PKK qui tombent sous les balles des fascistes. Nous accordons une place importante à la solidarité internationale, ce qui justifie notre présence.

Nous voulions transmettre le message suivant à nos camarades Kurdes, qui nous ont invité, pour les remercier et pour donner notre point de vue général.

Au nom de l’Unité Communiste de Lyon, nous remercions nos camarades révolutionnaires de nous avoir invité à cet anniversaire. C’est pour nous, un aspect important de la lutte contre l’impérialisme et contre la réaction mondiale que de démontrer que la solidarité internationale n’est pas un mot creux.

Nous saluons la lutte exemplaire, pour la liberté, pour l’égalité, pour l’indépendance que mènent les camarades Kurdes et leurs alliés politiques. Le combat pour Kobané ouvre une nouvelle page d’histoire de la lutte des peuples contre l’oppression et l’obscurantisme.

Dans le combat contre le régime fasciste d’Erdogan, contre ses agents et ses serviteurs, les forces Kurdes et leurs alliés, unis en front commun, combattent toujours. « Comment un tel miracle est possible ? » se demandent les réactionnaires et les exploiteurs.

Ce miracle est possible, car on ne peut détruire le peuple, on ne peut extirper la révolte des opprimés. On ne peut contenir indéfiniment la colère légitime, qui balaie tous les ennemis, tous les exploiteurs, qui les écrase et les annihile.

L’expérience de la lutte au Kurdistan comme dans les zones où rayonne la guérilla, cette lutte pour la liberté, est un enseignement riche pour toutes et tous, organisations comme individus. Elle est une illustration concrète des principes révolutionnaires. Elle est une illustration, dans les espaces contrôlés par les armées populaires, dans les espaces libérés de l’emprise de l’impérialisme de  ce que peuvent faire les masses populaires.

La liberté pour les opprimés et les dominés. La lutte contre l’obscurantisme, contre les discriminations faites aux femmes, contre l’exploitation capitaliste, contre la surexploitation impérialiste. Seules les masses, seuls les forces populaires peuvent apporter une réponse à ces questions.

Ce que nous illustre la lutte des camarades est un aspect essentiel, fondamental. Elle est une nouvelle démonstration de ce que représente le chemin vers la Liberté.  Comment celle-ci l se conquiert et -surtout- se défend.

Les lois, les votes, les textes ne font pas reculer les manigances des impérialistes et des oppresseurs. Seul l’autodéfense populaire le permet. La bourgeoisie, les exploiteurs, ne reculent devant aucun crime pour imposer leur loi. Comme l’indique le chant « l’Internationale » « L’Etat opprime et la Loi triche. »

La bourgeoisie, qui impose sa loi, n’hésite pas à la transgresser si celle-ci l’entrave un tant soit peu.

La lutte des camarades Kurdes et de leurs alliés brise les illusions des réformistes, elle brise les illusions vers le fait que les impérialistes acceptent la victoire du peuple sans sourciller.

Elle brise le mythe de la démocratie bourgeoise, et par là même, fait entrer en scène celle du peuple.

La seule chose qui fait reculer la bourgeoisie et les impérialiste est la défaite pure et simple. Elle est la défaite par la mobilisation des travailleurs, des travailleuses, des opprimés. La bourgeoisie ne courbe l’échine que devant une seule chose, devant la force populaire, organisée, rigoureuse, dirigée par un Parti Révolutionnaire capable de mener les masses à la victoire.

Dans les pays dominés, dans les pays opprimés, comme dans les pays impérialistes, une seule voie amène à la victoire, celle de la révolution !

Vive la lutte anti-impérialiste, vive la lutte révolutionnaire ! 

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