UMLP (Portugal) : Nous regardons l’avenir comme nous regardons le passé

Nous republions ici un communiqué des camarades portugais de l’UMLP, membres de l’ICOR, que nous saluons.

En tant qu’UMLP, nous envoyons un chaleureux salut révolutionnaire à ICOR et à tous les partis frères présents aux célébrations du 150e anniversaire de la Commune de Paris. Le 18 mars 1871, les travailleurs de Paris ont établi pour la première fois dans l’histoire de la lutte des classes, le pouvoir ouvrier, la dictature du prolétariat. C’est la Commune de Paris qui, par son exemple révolutionnaire, a montré pour la première fois au mouvement ouvrier que les travailleurs peuvent tout obtenir s’ils prennent leur cause en main.

Les situations qui ont conduit au développement de la situation révolutionnaire de 1871 ne sont pas éloignées des problèmes d’aujourd’hui : le chômage, la ruine des petites entreprises, l’indignation face aux politiques de la classe bourgeoise, l’incapacité des dirigeants à trouver des solutions pour les masses, etc. Ceci est particulièrement important au vu des crises sociales mondiales que nous connaissons déjà ici au Portugal également, car les masses s’agitent et les forces qui lient le parlementarisme bourgeois se dissipent clairement, montrant ainsi que les masses cherchent des alternatives.

En tant qu’UMLP, nous avons propagé les principes de la Commune à plusieurs reprises, mais le 25 avril, jour de la célébration de la “Révolution des œillets”, en démontrant par l’exemple de la Commune que le 25 était un coup d’État militaire, nous avons lutté contre la collaboration de classe et avons trouvé l’approbation ! La Commune de Paris nous a montré la nécessité de renverser le capitalisme par la révolution socialiste, car l’État bourgeois ne peut pas simplement être réformé ou subjugué par le peuple. Au Portugal, le 25 avril 1974 a montré qu’il n’existe pas d’État neutre du point de vue des classes et que ce qui s’est passé ici était une situation révolutionnaire avec une brève vacance du pouvoir où, à aucun moment, la classe ouvrière n’a été au pouvoir. La bourgeoisie était au pouvoir, le fascisme a été renversé, mais la bourgeoisie est restée au pouvoir. Marx et Engels ont tiré de la Commune de Paris la leçon que, concernant l’État, “les révolutionnaires doivent l’écraser.” La Commune, qui a créé le premier gouvernement ouvrier, la première dictature du prolétariat – la démocratie des travailleurs et du peuple – est devenue le modèle du parlementarisme prolétarien.

La Commune de Paris a donc été un séisme qui visait non seulement la liberté bourgeoise, comme dans la soi-disant “Révolution des œillets”, mais aussi une nouvelle société socialiste et internationaliste. Bien que de courte durée, elle a constitué une rupture importante que les révolutionnaires ont pu réaliser afin d’établir leur propre ordre. En construisant un nouvel État et en résolvant les problèmes sociaux, la Commune de Paris a inspiré Marx et Engels, qui l’ont soutenue et en ont tiré les leçons. Lénine et Staline l’ont mise en pratique avec la Révolution d’octobre et Mao Tsé-Tung dans la fondation de la République populaire de Chine.

Avec Karl Marx, nous disons : “Le Paris des travailleurs, avec sa commune, sera célébré à jamais comme le glorieux présage d’une société nouvelle”, libérée de la dictature des exploiteurs, des capitalistes, fossoyeurs du progrès humain. Vive la Commune de Paris !

Comme dans la Commune de Paris, luttons pour nous débarrasser une fois pour toutes des crises capitalistes et de leurs conséquences, luttons pour la révolution socialiste internationale. La rébellion est justifiée !

La révolution de la Commune de Paris est un exemple brillant, d’une alternative sociale fondamentale au capitalisme en crise et au système impérialiste mondial. Pour le vrai socialisme !

Gloire éternelle aux martyrs prolétariens tombés pour la défense de la Commune de Paris ! Vive l’internationalisme prolétarien !

En avant avec ICOR ! En avant avec la révolution socialiste internationale !

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