Salutations du KOL pour les 150 ans de la Commune de Paris

Nous partageons ici les salutations de l’Organisation communiste du Luxembourg (KOL) à l’occasion de la campagne pour les 150 ans de la Commune de Paris. Nous les remercions et les saluons.

Salutations de l’Organisation communiste du Luxembourg (KOL)

Cher(e)s camarades,

Le 18 mars 1871, les ouvriers prennent le pouvoir à Paris. Le 28 mars, la «  Commune de Paris  » est solennellement proclamée. Pour la première fois dans l’histoire, le prolétariat a réussi à renverser la bourgeoisie et à établir son propre État, la dictature du prolétariat.

La Commune de Paris a pris toute une série de mesures dans l’intérêt du peuple. Dans le domaine social, il s’agit notamment de l’interdiction du travail de nuit, de l’introduction d’un salaire minimum, de l’école publique… Toute une série de mesures sont également prises dans le sens de la libération des femmes, ainsi que dans le domaine culturel (ouverture des musées pour le peuple…), et dans le domaine de la démocratie (séparation de l’église et de l’état, brûlage de la guillotine…). En même temps, la Commune était sociale et internationaliste dans le sens de l’intégration des étrangers.

Cette démocratie populaire répugnait naturellement à la bourgeoisie et à la réaction, qui ont tout fait pour anéantir la Commune. Après seulement 72 jours, la bourgeoisie a réussi à étouffer la Commune dans un bain de sang. Le 28 mai 1871, la Commune est écrasée. Plus de 30 000 communards ont été assassinés, des milliers ont été arrêtés ou déportés. La bourgeoisie, qui avait commencé en 1789 avec le slogan «  Liberté, Égalité, Fraternité  », a montré pour la première fois sa véritable visage fasciste. La bourgeoisie française était soutenue par l’ensemble de la réaction européenne, y compris les réactionnaires luxembourgeois et surtout la couvée cléricale.

Quant à la Commune de Paris de 1871, il y a plusieurs références directes vers le Luxembourg. En 1871, quelque 20 000 Luxembourgeois vivaient à Paris, soit plus que dans la ville de Luxembourg elle-même à l’époque. Ils vivaient principalement dans le quartier Saint-Antoine – surtout des artisans (tanneurs, serruriers, teinturiers, relieurs, selliers, boulangers, cordonniers, tailleurs et journaliers) – qui avaient été chassés par le besoin et la pauvreté qui régnaient au Luxembourg. Ils se sont battus au coude à coude avec le prolétariat parisien, dans la Garde nationale, sur les barricades  ; certains sont tombés dans les combats ou ont été fusillés sans distinction et sans procès par les mercenaires de Versailles après la répression de la Commune. D’après les registres des tribunaux militaires qui ont commencé à sévir après la défaite du mouvement d’émancipation populaire de Paris, il ressort que sur 43 522 communards arrêtés, environ 200 communards luxembourgeois ont été pris et la moitié d’entre eux ont été condamnés, certains à la déportation en Nouvelle-Calédonie.

Parmi les communistes déportés en-Nouvelle-Calédonie figurent 30 Luxembourgeois. Une autre référence vers le Luxembourg est celle des communards qui se sont réfugiés au Luxembourg. Deux communards morts au Luxembourg sont enterrés dans un cimetière de la ville de Luxembourg. Ce sont  : August MARTIN, décédé le 11 juin 1873 à l’âge de 36 ans et François SORDET, décédé le 19 mai 1873 à l’âge de 52 ans. En leur honneur, une fête communarde annuelle est organisée depuis des décennies au cimetière de Siechenhof au Luxembourg.

Une troisième référence vers le Luxembourg est Victor Hugo, qui a soutenu les communards en fuite à Bruxelles après l’écrasement de la Commune, ce qui l’a contraint à déplacer son exil de Bruxelles à Vianden au Luxembourg le 30 mai 1871. La défaite de la Commune est essentiellement due à deux causes. Premièrement, la brutalité de la bourgeoisie a été sous estimée et la dictature du prolétariat n’a pas été assurée avec assez de vigueur  ; deuxièmement, la classe ouvrière, bien que soutenue par l’Internationale, n’avait pas de parti révolutionnaire de lutte. «  Si vous voulez une révolution, vous devez avoir un parti révolutionnaire  », a déclaré à juste titre Mao·Tsetung. «  Forces révolutionnaires du monde entier, unissez-vous, luttez contre l’agression impérialiste  !  » (novembre 1948), Mao Zedong’s Selected Works, Vol. IV.

La Commune de Paris n’était pas un événement historique isolé qui s’est terminé par sa défaite  ; au contraire, c’est de sa défaite qu’ont été tirées les autres leçons pour la lutte de classe mondiale. Car malgré sa courte durée et sa défaite, la Commune a eu le mérite historique d’avoir montré aux travailleurs du monde entier que le socialisme était possible. La Commune de Paris constitue un premier pas sur la voie de la révolution prolétarienne mondiale, suivie de la révolution socialiste d’octobre 1917 sous la direction de Lénine, de la construction du socialisme en 1956 sous la direction de Staline, de la révolution chinoise de 1949 et surtout de la grande révolution culturelle prolétarienne (1966-1976) sous la direction de Mao Tse-Toung.

Dans le monde entier, il existe actuellement de nombreuses luttes dans de nombreux domaines et à de nombreux niveaux  : luttes sociopolitiques et démocratiques, luttes contre le racisme et le sionisme, contre l’impérialisme, la guerre et le fascisme, contre l’exploitation et l’oppression, contre le danger et la destruction de l’environnement, pour la libération nationale et sociale, etc. Enfin, toutes ces luttes ne peuvent être couronnées de succès que si elles se déroulent sous la direction d’un parti révolutionnaire et sont sécurisées au niveau international, au sens de l’ICOR fondée en 2010.

De la Commune de Paris au communisme mondial, c’est la voie lumineuse de l’émancipation de l’humanité.

Avec des salutations révolutionnaires.

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