ICOR : Nous sommes aux côtés des femmes qui défendent la Convention d’Istanbul !

« Nous n’allons pas nous taire – nous n’allons pas céder »

Depuis des années, la lutte pour la libération des femmes ainsi que la lutte contre contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression millénaires que subissent les masses féminines ne cessent de croître dans le monde entier. Les moyens de cette lutte sont de plus en plus diversifiés et les masses qui descendent dans la rue contre les violences faites aux femmes et aux LGBTI+, contre les inégalités salariales, les interdictions du droit à l’avortement deviennent de plus en plus nombreuses. La nature globale de l’exploitation et de l’oppression de la femme par l’ordre de l’État et de la famille féodal, fasciste et bourgeois devient de plus en plus visible, ce qui fait augmenter considérablement la conscience des masses sur l’oppression sexiste et ses causes. En conséquence, l’ordre social capitaliste dans son ensemble est de plus en plus remis en question et la recherche d’une alternative de la femme libérée dans une société libérée se développe clairement. Les mouvements de masse des femmes contre la violence à l’égard des femmes, des ouvrières comme par exemple les ouvrières du textile, la lutte contre l’oppression et le viol terroristes et contre-révolutionnaires des combattantes et des femmes révolutionnaires sont parmi les mouvements de masse les plus forts du monde.

Les dirigeants s’y opposent de toutes leurs forces, ils s’attaquant aux droits combattus par les femmes et répondent par une réaction patriarcale aux revendications légitimes de liberté, d’égalité et de justice. Ainsi, la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe, un accord d’États bourgeois qui établit des normes juridiques pour la protection des femmes contre la violence avec un effet contraignant, est devenue un important enjeu de lutte des femmes. En juillet 2020, il a été annoncé que la Pologne se retirerait de la Convention d’Istanbul. La Turquie, premier signataire de la Convention d’Istanbul, s’est retirée de l’accord international du jour au lendemain, le 20 mars 2021, par décret d’Erdoğan.

Dans ces deux pays, les femmes se mobilisent depuis des années résolument pour leurs droits, opposant une énorme résistance aux attaques patriarcales, réactionnaires, fascisants et fascistes et à la répression de leurs États. En Pologne, par exemple, les femmes luttent contre les politiques anti-femmes du parti PiS au pouvoir qui, outre le droit à l’avortement, s’attaque aussi aux droits fondamentaux des femmes afin de protéger l’ordre familial bourgeois. Aussi sous Erdoğan, l’actuel représentant de l’État fasciste, les femmes en Turquie sont toujours repoussées dans le rôle traditionnel au sein de la famille. La violence contre les femmes et la maltraitance des enfants sont encouragées par une politique d’impunité. Les LGBTI+ sont particulièrement visés par une nouvelle vague de répressions. Sans aucun doute, la Convention d’Istanbul est aussi un acquis démocratico-bourgeois de la lutte inlassable des femmes pour l’égalité en droits et l’autodétermination. La résistance des femmes en Pologne comme en Turquie est un signal important pour toutes les femmes de ce monde. Car seule une lutte déterminée et unie permettra de repousser les attaques des dirigeants et d’obtenir de nouveaux droits. Leurs actions montrent clairement que la lutte pour la libération de la femme est une partie indispensable et une échelle des luttes révolutionnaires.

En tant qu’ICOR, nous sommes solidaires de toutes les femmes qui luttent pour que la Convention d’Istanbul reste en vigueur, et soit appliquée dans leurs pays, et nous appelons à exprimer cette solidarité par toutes formes d’action et de protestation sur tous les continents jusqu’au 1er juillet. Nous exigeons également que les États qui n’ont pas encore signé la Convention d’Istanbul la signent ou à la ratifient (par exemple la Russie, la Bielorussie, l’Ukraine). Cet appel est là non pas pour une lutte pour un bout de papier signé, mais comme lutte contre la violence à l’égard des femmes, pour une vie d’autodétermination et de dignité et un avenir sans exploitation ni oppression, et pour renforcer les formes d’organisation des femmes. Nous soutenons les femmes en Turquie qui appellent à arrêter la vie sociale et à se battre pour leurs revendications. Nous saluons les femmes du monde entier qui résistent et nous crions : Les femmes qui luttent sont des femmes qui vivent  !

En tant que femmes, ensemble avec les ouvriers, les jeunes, les écologistes, les défenseurs des droits de l’homme, nous allons bouleverser le système de manière révolutionnaire !

Femmes signataires initiales – femmes de partis de l’ICOR et d’organisations de masse des femmes liées à elles :

  • Afrique du Sud : Gloria Mgaju et Margaret Tini, Abanqobi Women Together.
  • Australie :Alice M., Vice-chairperson, CPA (M-L) – Parti Communiste d’Australie (marxiste-léniniste), Louisa L., Vice-chairperson, CPA (M-L) – Parti Communiste d’Australie (marxiste-léniniste)
  • Allemagne  : Gabi Fechtner, Présidente du MLPD – Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne
  • Inde : Camarade Pramila, Présidente de AIRWO – All India Revolutionary Women’s Organisation.
  • Maroc  : Meriam Chhaibi et Btissam – MMLPL – Marxistes-Léninistes Marocains – Ligne Prolétarienne
  • Népal : Camarade. Durga Paudel et la camarade Mina Pun, présidente de l’ANWA, All Nepal Women’s Association
  • Portugal  : Ana Vomhof, femme combative de UMLP – Union Marxiste-Léniniste Portugaise
  • Tunisie  : Comité des femmes Latifa Taamalah, PPDS – Parti Patriotique Démocratique Socialiste de Tunisie – Nesrine Gharbi, membre du Bureau Politique et responsable des femmes, Amira Dallech responsable de la coordination au plan mondial et avec la Coordination Européenne des femmes et pour le procès de la prochaine Conférence mondiale des femmes en Tunisie
  • Ukraine  : Alina et les femmes de KSRD – Conseil de coordination du mouvement ouvrier
  • Uruguay  : Front des femmes du PCR-U – Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay

Signataires (en date du 29/6 2021, d’autres signataires sont possibles) :

  1. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
  2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  5. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
  6. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  7. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  8. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  9. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
  10. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
  11. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
  12. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
  13. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
  14. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  15. UC Unité Communiste, France
  16. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  17. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  18. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  19. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  20. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
  21. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
  22. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  23. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
  24. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  25. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  26. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
  27. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  28. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  29. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
  30. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  31. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)

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