49.3 : le retour !

Le 29 février, le gouvernement a annoncé le recours au 49,3 sur la question de la réforme des retraites.

Profitant du contexte défavorable, des vacances scolaires, de la pression grandissante de l’épidémie de coronavirus-19, il abat sa carte finale. Pour l’Unité Communiste de Lyon, ce choix est lourd de sens.

Il représente un crachat fait au visage de celles et ceux qui ont lutté depuis des mois contre ce projet liquidateur. Il représente un usage de la force brute en face de la mobilisation parlementaire et extra-parlementaire. Ni les tenants, ni les aboutissants de cette loi ne sont connus. Elle est un blanc-seing offert pour réduire en miette les conquêtes sociales.

Cette loi ferme la parenthèse du compromis de 1945, compromis social, imposé à la bourgeoisie par les masses populaires, en armes, organisées et puissantes. Parenthèse qui n’a jamais été qu’un repli temporaire pour les bourgeois et les bourgeoises. Parenthèse qui ne peut remplacer réellement l’exercice concret du pouvoir par les exploités et les exploitées, par les opprimés et les opprimées.

Nous appelons chacun et chacune à tirer les conclusions politiques sur la nature du gouvernement et de l’État, et sur son caractère antidémocratique. Nous appelons à ce que les mobilisations qui vont avoir lieu se fassent autour de ce constat.

Les enjeux de la réforme des retraites, pour nous, sont des enjeux de survie. Pour les millionnaires et les milliardaires qui sont la base sociale du régime, ce sont également des enjeux de survie, mais de survie économique. Cette clique de bandits solde nos existences pour s’offrir de nouveaux marché, pour gonfler leurs rentes, pour maintenir la parité face à la concurrence des autres cliques de bandits.

Au nom de leurs profits, ils sacrifient nos vies. Derrière le prétexte du libéralisme, les bourgeois annoncent que la privatisation et le libre marché apporteront le bonheur et la prospérité à la Terre entière. Or, nous les voyons aujourd’hui réclamer l’impossible à l’hôpital public, sans en avoir les moyens. Nous les voyons, comme Trump, demander, implorer la régulation de l’État pour compenser leurs pertes.

En réalité, leur doctrine est morte. Elle est remplacée par les arrangements, les marchés captifs, les cadeaux… et nous les payons encore et toujours  !

Voilà de qui le gouvernement prend ses ordres.

Voilà le programme qu’il exécute.

Voilà la raison profonde du 49,3.

Voilà pourquoi il n’y aura jamais de réelle démocratie, tant que le pouvoir sera aux mains de cette classe sociale.

Voilà pourquoi nous avons besoin de notre démocratie  : populaire, démocratie de ceux et celles qui produisent la richesse du monde. Démocratie pour le peuple, contre le pouvoir de ses bourreaux.

Assez  ! Assez de cette démocratie étriquée  ! Assez de cette dictature  !

Organisons nous, bâtissons notre pouvoir  !

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