Nouvelles brochures.

Nous publions aujourd’hui deux nouvelles brochures mises en page et disponibles à l’impression ou auprès de nos camarades.

La bataille de l’histoire.

La bataille de l’histoire pose la question de notre propre connaissance et de notre compréhension de notre histoire. Elle soulève le fait que nous avons tendance à reconstruire a postériori les débats, les conflits et les trajectoires des uns et des autres. Comprendre les mécaniques de l’histoire révolutionnaire, c’est aussi connaître les difficultés de l’expérience socialiste sans non plus surestimer celles auxquelles nous faisons face. Extrait de l’introduction :

L’Histoire de l’URSS et des expériences socialistes, tout comme des démocraties populaires, est un champ de bataille. Un champ de bataille contre la falsification, d’une part, mais également pour comprendre réellement ce qui s’est déroulé.

Les enjeux autour de cette histoire sont immenses. Ils le sont autant pour les capitalistes que pour nous. Pour eux dans le but de démontrer le caractère génétiquement criminel du communisme et sa faillite en tant que modèle économique et social. Pour nous, militants et militantes communistes, pour être capable de leur répondre, mais surtout pour pouvoir en tirer des conclusions justes sur les moyens et les fins de notre mouvement.

Dans l’ensemble, nous connaissons assez mal notre histoire, ou le plus souvent de manière superficielle. Les grandes lignes sont relativement connues, mais elles font écho à des événements confus.. Il en ressort une part importante de folklore, de mythologie, de mélange d’une histoire scolaire anticommuniste et holistique, avec la conviction que les 1/6e du monde cherchaient à œuvrer pour le plus grand bien. Difficile cependant de jeter la pierre  : nous faisons avec ce que nous avons sous la main. Et encore, internet et la numérisation permettent de mettre à disposition des ressources qui, sans cela, seraient perdues. Auparavant, la situation était bien pire.

De plus, régénérer l’histoire de notre expérience est un travail immense. La vulgariser et la rendre compréhensible en est encore un autre, tout aussi immense. Cela demande une disponibilité et des moyens qui ne sont pas à la portée de toutes et tous, tant individus qu’organisations. Cela influe fortement sur la possibilité de réaliser des travaux d’ensemble et de qualité.

La fin de la guerre en Europe.

Cette brochure s’insère dans une série d’autres écrits sur la Seconde Guerre mondiale et sur ses suites. Elle traite de la fin des hostilités et des crimes qui ont été commis durant la guerre. Extrait de l’introduction :

La victoire soviétique à Berlin mettait fin au « Reich millénaire » de Adolf Hitler. Les troupes de toutes les Républiques soviétiques, commandées par les maréchaux Joukov, Koniev, Rokossovski et Tchouïkov brisaient la résistance autour des lieux stratégiques du pouvoir nazi. Le Führer était mort. Mussolini était mort. Les régimes cobelligérant et collaborationnistes étaient défaits. Seul le Japon se dressait encore comme un obstacle à la paix. L’Europe découvrait la réalité du génocide Juif, celle du génocide Tzigane. Elle découvrait aussi l’étendue des dévastations et des crimes de guerre.

Les efforts combinés de la coalition anti-fasciste ont permis de mettre un terme au projet de partage du monde de l’Axe. Ils ont également stoppé le projet d’annihilation de populations entières. 75 ans après, il ne faut pas l’oublier ou en faire une exception du passé. La victoire contre le nazisme
doit être célébrée et doit être commémorée. 40 millions d’Européens et d’européennes, de tout âge, de toutes confessions, de tout bord sont morts.
A cela, il faut ajouter plus de 20 millions de victimes en Asie. La grande majorité de celles-ci sont des civils et des civiles, principalement des citoyens
et des citoyennes de la Chine et de l’URSS.

Ne les laissons pas tomber dans l’oubli, ne les laissons pas non plus être le marchepied de gens cyniques. Oui, il faut célébrer la victoire contre le fascisme, le nazisme et le militarisme japonais. Mais cette célébration, pour ne pas être creuse, doit être accompagnée d’un certain recul, d’un regard
critique sur la manière dont doivent être considérée tant la guerre que la victoire finale. La Seconde Guerre mondiale est une guerre d’étape. Elle s’intercale dans un court XXe siècle (1914-1991) marqué par la Première Guerre mondiale, les révolutions, la montée des fascismes, la Seconde Guerre mondiale, puis la Guerre Froide. Elles n’est pas un événement isolé. Elle est donc dans un ensemble qui ne peut être découpé artificiellement en ranches, mais qui forme, au contraire un continuum. C’est ce qui explique la nature particulière, complexe, contradictoire, et le paroxysme de violence de son événement central.

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