L’Unité Communiste de Lyon est-elle réformiste ? – Un « parti » contre les masses. Troisième partie.

Le « PCF(mlm) » un « parti » contre les masses.

Difficile de ne pas attaquer ces drôles, lorsque de telles positions ridicules sont proférées, salissant le drapeau rouge de la révolution, salissant le maoïsme, salissant le marxisme-léninisme, salissant l’intégralité et l’ensemble du mouvement révolutionnaire, l’ensemble de son héritage, l’ensemble de ses figures et de ses acteurs.

Le « PCF(mlm) » a beau publier des communiqués sur le Président Gonzalo et sur la Guerre Populaire Prolongée, difficile de voir la moindre trace de combativité dans ses écrits. Les dix points de son programme feraient rougir de honte et de rage tout membre actif du mouvement communiste international, tant ils sont du domaine du ridicule. Mais la suite vaut le détour. Quant à sa Guerre Populaire Prolongée, le « PCF(mlm) » la transcrit de la manière suivante dans ses écrits : Soutenir la police, soutenir la bourgeoisie, soutenir Emmanuel Macron, mais attaquer les communistes et les syndicats.

Difficile, là aussi, de ne pas citer leur dernière vomissure, derrière quels arguments la secte justifie sa non-participation aux manifestations du 12 septembre : « Il y a deux manières de voir les manifestations contre la réforme du code du travail qui ont eu lieu hier à l’appel de la CGT.

Soit on y voit une expression d’un mouvement social de secteurs protégés au sein d’un pays capitaliste développé, porté par un syndicat recevant un financement très important de la part des institutions dont il est à considérer d’ailleurs comme une composante. Soit on y voit une expression de la lutte des classes.

Il va de soi que c’est la première manière de voir les choses qui est juste, et il faut relever de la petite-bourgeoisie pour s’imaginer que la seconde interprétation puisse avoir un sens.(…) Et les travailleurs en général savent très bien que les syndicalistes sont des corrompus et des opportunistes, doublés d’un culture de beauf les rendant insupportables. Qui va se mettre en grève un mardi du côté des masses pour participer à un tel folklore totalement inutile ? (…) C’est une insulte à notre époque, aux défis de notre temps. De près comme de loin, il n’y a rien à sauver, c’est entièrement condamné par l’Histoire : c’est une preuve que face au réchauffement climatique, pour la défense de la Biosphère, pour l’instauration d’une économie planifiée, pour la relance de la culture et des valeurs de civilisation, il faut un travail de fond dans les masses, avec les masses, et non se mettre à la remorque des syndicats, des cogestionnaires, des manifestations ritualisées. »

Derrière la phraséologie gauchiste, une nouvelle fois, point le droitisme. Puisque rien n’est à sauver maintenant, ne faisons rien ! Voilà le mot d’ordre de celles et ceux qui ont déserté la rue et les masses depuis belle lurette, si tant est qu’ils s’y soient jamais aventurés. Nous aurions pu écoper cent mouvements, cent luttes, que nous n’aurions jamais pu les rencontrer pour nous expliquer avec eux. La pureté n’est pas de ce monde, et les Matérialistes non plus.

Un exemple même de raisonnement fallacieux. Puisque la solution n’est pas parfaite, ils la rejettent en bloc, ils l’écartent et refusent de mener la lutte de ligne. Ils replient leur drapeau et retournent « embrasser des flics. » Ils ne tracent aucune ligne de démarcation entre ce qui est « à améliorer » et ce qui est « à combattre. » Ils rejettent la CGT dans les rangs de l’ennemi. Gauchisme, toujours, prétexte à la ligne de droite : ne rien faire.

 Nous aurions pu leur rappeler cette citation de Mao : « Les masses sont les véritables héros, alors que nous-mêmes nous sommes souvent d’une naïveté ridicule. Faute de comprendre cela, il nous sera impossible d’acquérir les connaissances même les plus élémentaires. »

La culture du « il faut », la culture du « un jour » la culture de l’utopisme et du crachat facile. Si nous suivions leur ligne, il nous faudrait rentrer dans nos chaumières et attendre. Ne pas participer aux grèves, ne rien faire. Espérer qu’un messie naisse, espérer toujours et sans fin, comme dans n’importe quelle religion, comme dans n’importe quelle secte.

L’Unité Communiste de Lyon est fière d’avoir dans ses rangs des militants et des militantes de la CGT. Elle est fier de savoir qu’ils mènent une lutte de ligne contre les tendances opportunistes et réformistes de ce syndicats. Elle est consciente que cet outil n’est pas parfait. Mais il existe. Et, contrairement à la « ligne de masse » liquidatrice du « PCF(mlm) », cet outil possède une action sur la société, une action sur les événements. Leur culture de « beauf », ciblée par le prétendu-parti leur sert d’argument massue.

L’argument culturel sert ici de justification à tout et n’importe quoi. « Mais une telle alliance de la CGT et de l’ultra-gauche, des merguez et des kebabs, du pastis et de la cannette qui est lancée sur la police, est totalement hors-jeu historiquement. » Comment comprendre cette phrase ? Tout lecteur objectif ne peut que se demander si nous ne rentrons pas dans une performance littéraire plus qu’un texte militant. Au loin, point même une lueur de racisme, qui flamboie.

Si les masses n’ont pas une pratique parfaite, si les organisations syndicales ont une direction droitière et bourgeoise, à qui peut-on en imputer la responsabilité, si ce n’est à notre faiblesse dans la lutte ? Si la CGT dévie, c’est au communistes de combattre cette déviation, non de se mettre en retrait et de cracher leur venin.

Mais les masses, les travailleurs et les travailleuses, eux-mêmes, elles-mêmes, ne sont pas à la hauteur des désirs du « PCF(mlm). »

Cette même ligne qui crache sur les ouvriers, les insulte, les injurie, sans vouloir prendre part aux organisations de masse de la classe ouvrière, en restant à l’orée des usines. Cette ligne leur a fait écrire ceci le 27 avril 2017 : « Les ouvriers de l’usine Whirlpool d’Amiens n’ont pas été à la hauteur du mot d’ordre «¡No pasarán!»

En acceptant hier la présence de Marine Le Pen sur le parking de l’usine Whirlpool d’Amiens, les ouvriers de cette usine qui va fermer ont été en-dessous de tout. Quelle honte ! » Belles et sages paroles. Est-ce là leur vision du maoïsme ? Est-ce là leur regard sur les masses ?

Lorsque nous lisons leurs communiqués, comment ne peut pas penser au communiqué qui nous cible, et appliquer à eux-mêmes leur propre médecine : « Il n’y a, ici, du point de vue maoïste, rien à sauver. »

Chaque position du « PCF(mlm) » est à l’avenant. Dès que l’opportunité de présenter une position répugnante se présente, ils s’en saisissent. Dès que quelque action que ce soit est faite, dès qu’un mouvement naît, il est immédiatement conspué par cette secte, car imparfait. Incapable de se saisir de la réalité, incapable de proposer quoique ce soit de correct, cette organisation agit comme le Renard dans la fable de la Fontaine, ne pouvant trouver à portée de main les fruits mûrs, qu’il envie : « Mais comme il n’y pouvait atteindre :

« Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats. «  « 

Voilà la base de leur aigreur contre notre organisation, voilà pourquoi, dans un même paragraphe, ils nous associent à Soral et Dieudonné. Rouges de honte d’être pris la main dans le sac de leur inconséquence, ils s’aigrissent et injurient leurs détracteurs.

Voilà pourquoi nous avons donc eu l’honneur de leurs colonnes au travers d’un article sur la Corée du Nord.

Parce que cette secte est un conglomérat qui essaie de justifier par sa peur panique du fascisme des positions réactionnaires. Elle traite la police comme un rempart pour défendre la République, alors qu’elle est l’outil premier de l’écrasement des masses. Elle traite les bourgeois comme des alliés dans un front uni, alors qu’ils sont les premiers bourreaux des exploités. Eux, trouvent grâce à leurs yeux.

Mais en revanche, des ouvriers, des travailleurs, des exploités qui ne seraient pas assez révoltés, assez révolutionnaires, assez végan, assez straight edge. Comble du comble, ils n’auraient pas assez la culture prolétarienne pour être digne d’être dans le grand parti « PCF(mlm) ».

Voilà pourquoi nous les avons cités. Nous maintenons ce choix. Eux nous ont répondu, avec leur coprolalie habituelle. Mais à frapper trop vite, le paladin de la pureté dérape et tombe.

Dans leur attaque contre l’UCL, dans leur tentative de nous faire endosser la tunique de Nessus et de nous faire passer pour des réformistes, le « PCF(mlm) » échoue. Il échoue même à faire un communiqué correct sur la Corée !

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