Appel à un communiqué commun des organisations communistes pour le 100 ème anniversaire de la Révolution d’Octobre.

Le centième anniversaire, nous devons parler d’une seule voix.

    Nous avons rédigé ce communiqué dans le but de proposer une expression commune à tous les communistes pour cette date essentielle. Il sera également traduit pour en faire proposition aux organisations politiques non-francophones. Nous avons les premiers retours et les premières signatures qui reviennent, notamment de la part de l’UPML (Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste), du CUC (Cellule Unité Communiste), du BUPRACOM (Bureau de Propagande et d’Agitation Communiste), de la  Tribune Marxiste-Léniniste ainsi que des Editions prolétariennes. Nous espérons que cette démarche sera bien accueillie et offrira la possibilité à une expression commune, par delà le cordon sanitaire de la bourgeoisie et de l’anticommunisme. 

La Révolution d’Octobre a 100 ans cette année. La date est importante, incontournable même.

L’événement n’est pas seulement historique, il est également un symbole. Il est un symbole pour les communistes comme pour la bourgeoisie.

De notre point de vue, cet anniversaire correspond à la démonstration de la possibilité de remporter une victoire décisive contre la bourgeoisie, victoire des masses populaires dirigées par le Parti Communiste. Elle est l’illustration de la possibilité de pouvoir construire le socialisme dans un pays, dans une terre libérée de l’oppression capitaliste, du poids de la bourgeoisie.

La Révolution Prolétarienne d’Octobre a démontré qu’elle libérait les opprimés et les opprimées, les exploités et les exploitées, tout comme elle libérait les forces productives. Elle a démontré les fantastiques possibilités d’une société, lorsque les entraves du parasitisme lui sont ôtées.

 

Mais elle est aussi un symbole pour la bourgeoisie. Qu’elle mente sur la Révolution Prolétarienne d’Octobre, qu’elle essaie de la faire passer pour une révolution de palais, pour un coup d’Etat, cela n’a rien d’étonnant.

Mais celle-ci n’a de cesse de traiter cet évènement d’avenir comme une chose du passé, comme quelque chose de mort, comme une parenthèse, comme une anomalie de l’histoire. Elle nie la lutte actuelle des forces communistes révolutionnaires, en Inde, aux Philippines, au Népal, en Turquie, au Kurdistan… Elle nie l’existence toujours vivace de grandes organisations populaires et communistes.

 

Cela, nous devons le lui rappeler. Lui rappeler qu’un spectre hante le monde, celui du communisme. Nous devons porter ces immenses espoirs en avant, les rappeler aux yeux et aux oreilles de ceux qui refusent de voir que la lutte continue.

Mais nous même, avons un pas en avant à franchir, au sein de l’Etat français. Nous ne pouvons pas nous contenter de célébrer un folklore. Nous ne devons pas considérer la Révolution Prolétarienne d’Octobre comme un fétiche.

Le plus grand hommage qu’il est possible de lui rendre, c’est d’avancer, ensemble, tous d’un pas dans la direction de l’unité et de la construction du Parti Communiste révolutionnaire.

Ce travail immense, nous devons le poursuivre, car nous avons un rôle historique à jouer.

 

L’Histoire et les masses sont nos juges.

 

L’Histoire et les masses sont nos juges. Nos seuls juges. Qu’importe ce que la bourgeoisie et ses laquais pensent de nous. Qu’importe ce que les éternels détracteurs peuvent bien dire. Qu’importe les racontars des trotskistes, les lancinantes complaintes des libertaires sur l’autoritarisme de supposé de la révolution.

 

Qu’allons-nous pouvoir offrir aux masses et à l’Histoire en ce centenaire ? Des déclarations séparées, des célébrations éparses ? Des analyses, brillantes certes, mais qui ne restent que dans nos organisations, nos cercles, dans nos sectes, dans nos groupuscules ?

Notre responsabilité face à ce centenaire est immense. Elle nous appelle, exige de nous que nous grandissions et que nous avancions. Elle exige de nous que nous soyons en mesure de faire un bond qualitatif. Si nous ne saisissons pas cette chance, nous n’aurons fait que célébrer la Révolution sans en tirer la moindre conclusion, en la traitant comme la traite la bourgeoisie.

Célébrer la Révolution, cela signifie célébrer le résultat d’une lutte pour l’unité.

 

Nous voulons que les communistes de l’Etat français, pour l’anniversaire de la Révolution d’Octobre, parlent d’une seule voix et marchent d’un seul pas. Nous voulons pouvoir crier, ensemble, à la face de la bourgeoisie, que la lutte est loin d’être finie. Que cent ans après, nous avons appris, nous avons avancé, et que nos coups redoubleront, jusqu’à la victoire finale.

 

Nous, l’Unité Communiste de Lyon, sommes un grain de sable à l’heure actuelle, au regard d’autres. Nous sommes de construction récente, nous sommes peu nombreux, bien que nous nous renforcions régulièrement. Nous n’avons que peu d’héritage, peu d’histoire.

C’est, paradoxalement, ce qui nous permet de rédiger cet appel. Nous n’avons ni appareil à défendre, ni inimités existantes, ni hostilités envers qui que ce soit -excepté peut-être certaines sectes que nous aurions froissées.

Nous comprenons les clivages, les inimités, les hostilités. Chacun possède ses raisons, et elles sont certainement, à des degrés divers, justifiées. Mais, dans cette lutte immense contre le capitalisme et contre l’impérialisme, dans cette date aussi essentielle, nous pensons que nous devons être capable de nous rassembler, même ponctuellement.

 

Peut-être cette déclaration est-elle naïve, peut-être sera t’elle écartée d’un revers de la main. Mais nous la formulons tout de même. Nous voulons parler d’une seule voix pour cet événement.

Une seule affiche, un seul communiqué -qui n’empêche nullement la tenue d’autres événements- une ligne défendue. Pour que, partout, dans chaque ville où des militants communistes marxistes-léninistes, marxistes-léninistes-maoïstes se trouvent, la même marque soit apposée. Qu’elle soit incontournable. Que la bourgeoisie elle-même ne puisse l’étouffer.

Pour mettre en commun nos ressources, mettre en commun nos forces. Pour que, pour ce centenaire, nous soyons une seule voix, un seul flambeau.

 

L’Unité Communiste de Lyon propose ainsi que soient invitées les organisations se revendiquant de la Révolution d’Octobre, de l’héritage de la construction du socialisme en URSS, se revendiquant, également, de la même volonté d’organiser la classe ouvrière, d’organiser la révolution prolétarienne aujourd’hui.

Que ceux et celles qui sont opposés à l’impérialisme français, au parlementarisme, au réformisme, parlent d’une seule voix.

 

D’une manière pratique nous proposerions : Une affiche commune, signée des organisations participantes, financée dans la mesure de nos moyens respectifs.

Un communiqué commun, porteur d’une analyse commune sur la Révolution d’Octobre, mais également sur la situation sociale et politique dans l’Etat français.

Si possible, une série de conférences et d’événements dans laquelle les organisations pourraient s’investir dans la mesure de leurs moyens, et permette une expression conjointe pour cette date.

 

Nous pensons que nous ne pouvons faire l’impasse sur cette expression, pour cette date, dans un Etat où les forces révolutionnaires sont faibles et embryonnaires. Nous pensons que ne pas parler d’une seule voix, reviendrait à laisser libre champ à l’expression de la bourgeoisie, de ses « historiens », de ces sycophantes, des révisionnistes et des réformistes.

 

L’héritage de la Révolution d’Octobre est le nôtre. Défendons-le, partageons-le !

Nous proposons le communiqué suivant :

Centenaire de la révolution d’octobre :

La révolution prolétarienne est toujours le phare qui éclaire le monde !

La révolution prolétarienne d’octobre fête son premier centenaire. Elle fut plus qu’une lueur d’espoir pour tous les exploitées et toutes les exploités, pour les opprimées et les opprimés. Elle fut un phare immense, embrasant la nuit obscure.

En pleine grande guerre impérialiste, tandis que les prolétaires étaient sacrifiés par millions pour le repartage du monde au profit de grands trusts, elle fut l’incarnation du rejet de la guerre et de la volonté de paix.

En plein enfer colonial, elle apporta un espoir à tous les peuples souffrant sous le joug des impérialistes. Un espoir de pouvoir s’émanciper et se réaliser en tant que nation. Un espoir de chasser les occupants et les bourreaux. Au sein de cette prison des peuples qu’était l’Empire Russe, elle apporta un vent de liberté.

Au cœur d’une Europe pouilleuse et miséreuse, elle fut pour les prolétaires, pour les paysans et les paysannes une illustration du fait que les patrons et les patronnes, les créanciers, les créancières, les banquiers et banquières, en somme les parasites qui vivent de la sueur des autres n’étaient pas nécessaires. Qu’il était possible de gouverner sans eux. Qu’il était nécessaire de gouverner contre eux.

Dans les sociétés réactionnaires, traditionalistes, patriarcales, cette révolution fut également le point de départ d’avancées majeures, d’une possibilité d’émancipation, par delà des sexes, des genres, des préférences.

Octobre 1917 était tout cela. Elle était plus que « la terre, le pain, la paix », elle était l’incarnation des masses montant à l’assaut du ciel, sous la direction du Parti Bolchevik.

 Octobre 1917 était le point de bascule entre une société où la recherche du profit dicte sa loi et une où la satisfaction des besoins devient l’objectif. Une société rationnelle, juste, équitable, sans les pillages, sans les gâchis, sans l’anéantissement de la planète qui sont inhérents au capitalisme.

Voilà ce qu’était Octobre 1917.

Les « historiens » bourgeois voudraient remiser ces espoirs aux oubliettes. Peindre de sang la libération des masses. Tronquer et escamoter les faits. Mentir et inventer. Créer une fiction dans laquelle la Révolution était le coup d’Etat d’une clique, d’une bande de criminels. Voilà ce que la bourgeoisie voudrait.

Elle ne lésine pas sur les moyens. D’une part en attaquant le socialisme, en attaquant le communisme, en attaquant les fondements d’une société juste, sans états ni classe, en clamant que l’exploitation est la mère de toute vie.

De l’autre en se faisant les porte-paroles d’une ultragauche anticommuniste, prétendant que les révolutionnaires n’étaient pas assez purs, pas assez désintéressés, que la révolution est belle, sur le papier.

Elle ment sans honte dans les médias, dans les publications « scientifiques », dans les productions hollywoodiennes, dans ses romans. Elle ment dans les programmes scolaires, essayant de faire de la République des Soviet un symétrique du Reich nazi.

D’un côté comme de l’autre, leur idée est de faire de ce centenaire gênant une œuvre de musée des horreurs, ou de la minimiser, de la neutraliser, de l’aseptiser, d’en faire un fétiche du passé. Certains prétendus communistes vont certainement contribuer à cela. Ils n’acceptent qu’en façade l’idée révolutionnaire, font mine de le défendre, mais en sapent sans cesse les bases.

Nous ne les laisserons pas brader cet héritage ! Soyons unis autour de la défense de ce sommet de l’Histoire et de la lutte des classes.

Nous avons, entre nous, des désaccords, des controverses, des conflits, des dissensions -souvent, des haines -parfois. Nous sommes une multitude d’organisations et une multitude de points de vues.

Mais, aujourd’hui, nous parlons d’une seule voix, car sur ce point, nous sommes unanimes.

Nous parlons d’une seule voix pour nous hisser à la hauteur de l’enjeu, à la hauteur de l’importance de cette célébration.

Nous parlons d’une seule voix car, quelque soient nos désaccords, nous nous retrouvons sur une chose : La révolution prolétarienne n’est pas le passé. Elle est l’avenir de l’humanité.

Elle est l’avenir, contre les menaces de guerre, contre le bellicisme, contre la volonté de lancer de nouveau les masses les unes contre les autres pour les profits d’une clique.

Elle est l’avenir, contre l’exploitation capitaliste, contre la misère qui s’accroît, contre la privation des biens les plus fondamentaux.

Elle est l’avenir, contre la domination impérialiste -et de notre impérialisme, contre l’écrasement des peuples, contre la surexploitation colonialiste, contre la marche à la mort pour les profits.

Elle est l’avenir, contre le carcan rétrograde et réactionnaire qui emprisonne l’ensemble de la population.

Elle est la condition pour que l’humanité de s’asphyxie pas, qu’elle continue à avancer sans faire de la Terre une poubelle toxique ou un champ de ruines.

Elle est la condition pour que l’humanité quitte cette ère d’obscurité . Pour que débute une Histoire dont le fil directeur n’est plus la succession des guerres, des crimes. Dont le moteur n’est plus la lutte pour la survie, contre l’oppression et l’exploitation. La révolution ouvre une aube nouvelle pour l’humanité, une nouvelle séquence dans son histoire. Nous sommes à l’orée de celle-ci.

La Révolution a une portée universelle, qui embrasse chaque partie de la planète. Partout dans le monde, partout sur la Terre, le prolétariat est la classe qui doit diriger, la seule classe à même de mettre fin à l’exploitation. La seule capable de mettre fin à la division en classes de la société, contre la division du monde en groupes hostiles et aux intérêts antagoniques.

Nous avons besoin d’un Parti Communiste révolutionnaire pour former l’Etat-major de cette classe, pour aller vers la révolution.

Aujourd’hui, nous ne formons qu’une seule voix, qu’une seule ligne, qu’un seul camp : celui de la révolution. Celui de la destruction du capitalisme et de l’impérialisme.

Dans d’autres Etats, les communistes avancent sur le chemin de la révolution, sur le chemin de l’exercice d’un pouvoir populaire et démocratique. Nous les saluons et nous prenons exemple sur leur combat !

Aujourd’hui, nous clamons que notre héritage, celui de 1917, n’est pas un héritage de musée, mais est une arme, un outil, pour construire l’avenir !

Le phare de 1917 n’est pas mort. Il renaîtra et éclairera de nouveau le monde !

Le communisme est la jeunesse du monde !

2 pensées sur “Appel à un communiqué commun des organisations communistes pour le 100 ème anniversaire de la Révolution d’Octobre.

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