1er Mai Déclaration commune de l’UPML et de l’UCL

Pour un premier mai de lutte de classes, pour un 1er mai de solidarité,

pour un premier mai révolutionnaire !

Préface de l’Unité Communiste de Lyon.

Partout dans le monde, les bourgeoisie, les impérialismes frappent.

Partout dans le monde, l’exploitation s’accroît.

Partout dans le monde, la police frappe.

Partout dans le monde, le sang coule.

Partout dans le monde, la misère, la famine, le fascisme gagnent du terrain.

La bourgeoisie est l’ennemie de l’humanité !

Ceux et celles qui organisent l’exploitation des richesses, l’exploitation des travailleurs et des travailleuses, la ruine de l’environnement, promettent un avenir sombre. Un avenir néfaste pour l’humanité entière.

Détruire les protections sociales, réduire les salaires, presser jusqu’à la dernière goutte la sueur et le sang de ceux qui produisent toutes les richesses du monde. Voilà le programme des bourgeois et des bourgeoises.

En concurrences les unes avec les autres, les bourgeoisies et les impérialismes embrigadent les masses pour les dresser les unes contre les autres. Les guerres de repartages menacent.

Ce n’est pas une fatalité ! Ce n’est pas inéluctable !

Partout sur le monde, les masses en colère se rebellent.

Partout dans le monde, elles s’organisent pour lutter, pour combattre.

Partout dans le monde, le drapeau de la révolution prolétarienne se dresse.

Partout dans le monde, le spectre du communisme cause la terreur de la bourgeoisie.

En Asie, en Afrique, aux Amériques, en Europe, en Océanie, partout sur la Terre, les organisations révolutionnaires défilent, aujourd’hui, jour international de la lutte des travailleurs et des travailleuses.

Contre la terreur du régime d’Erdogan dans l’Etat Turc, contre le fascisme de Duterte aux Philippines, contre les réactionnaires Hindoux en Inde, les drapeaux rouges sont dressés. Contre les régimes réactionnaires partout dans le monde, le drapeaux des organisations révolutionnaires, sous la bannière de l’ICOR, défilent.

Combattons l’exploitation partout dans le monde ! Combattons contre la bourgeoisie et ses Etats réactionnaires !

Vive la premier mai de lutte internationale !

Déclaration commune de l’Unité Communiste de Lyon et de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste

 

Le premier mai est la journée internationale de lutte de la classe ouvrière. Il est le jour du combat des travailleuses et des travailleurs du monde entier contre l’oppression organisée par les capitalistes, par la bourgeoisie, par les exploiteurs et les exploiteuses.

L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon, sont toutes deux membres des Amis de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires (ICOR) en France. Nous clamons, d’une seule voix, la nécessité de faire de ce jour une date illustrant la combativité des masses populaires et leur solidarité internationale.

Dans le monde, les impérialistes poussent à la guerre. Les USA, la France,  le Royaume-Uni, la Russie soufflent sur les braises ! Poussée par la concurrence exacerbée entre puissances impérialistes, celles-ci désirent partager le monde à nouveau. Le camp de la paix existe, mais reste fragile. Les Amis de l’ICOR et l’ICOR contribuent à travailler à le renforcer, à le solidifier, à lui donner corps.

Dans notre État, la bourgeoisie monopoliste mène une charge, tambour battant, contre les droits des travailleurs et des travailleuses. Le gouvernement de La République en Marche, véritable missile de croisière du patronat, mène frappes sur frappes contre les conquêtes sociales.

La bourgeoisie mène une stratégie ambitieuse. Son but n’est ni plus ni moins que de reprendre le terrain perdu durant un XXème siècle de lutte. Elle veut tout ; elle veut briser chaque droit :

  • Détruire le Code du Travail, opération dans laquelle les laquais sociaux-démocrates du gouvernement précédent ont ouvert largement la voie. Plus de conventions collectives, plus de lois contraignantes, plus de droit de grève –de facto. Les travailleurs et les travailleuses sont à la merci de leur patron ou de leur patronne.

  • Démanteler les protections sociales. La réforme de l’impôt, préparée par le gouvernement, vise à asphyxier l’intégralité des caisses fonctionnant par cotisation. Le chômage, l’Assurance Maladie, les retraites passent entre les mains de l’État. Désormais, elles sont à sa merci. Pourtant, la ponction repose toujours sur les masses populaires, au travers de la hausse de la CSG, que la bourgeoisie sait contourner par ses experts fiscaux, par ses évasions, par sa triche.

  • Pulvériser le service public. Macron et ses sbires ouvrent des marchés immenses aux investisseurs. Le rail, la santé, l’éducation, l’énergie sont en droite ligne de mire. Cela permet d’offrir de splendides cadeaux à la bourgeoisie, aux frais des masses. Qu’importe si la mort frappe les malades, qu’importe si les prix des transports sont exorbitants… tout est bon pour répondre à la commande de la bourgeoisie. D’autant que casser la reconnaissance des diplômes revient à attaquer en douce le code du travail.

  • Un changement dans le rapport de l’État bourgeois aux masses populaires. La suppression de la taxe d’habitation étrangle les collectivités locales, qui repassent, comme sous De Gaulle, entre les mains de l’État. Une commune se montre insolente ? Les vivres lui sont coupées. De plus, le mode de gouvernement restreint les débats à l’Assemblée, déjà peu démocratiques. Macron, finalement, agit comme un royaliste dans son style de direction.

  • Les lois répressives et les opérations de police sont là pour écraser toute résistance populaire. De manière croissante, les mouvements sociaux connaissent une répression sans bornes. Lorsque la police ne peut intervenir, ce sont les fascistes, qui la remplacent, agissant en toute impunité.

  • L’impérialisme français porte la mort et la guerre partout où ses intérêts sont présents. Bombes sur la Syrie, interventions en Libye, au Mali, en Centrafrique, Afghanistan,… néo-colonialisme en Afrique… Et ceux qui fuient la guerre et la misère sont refoulés, emprisonnés -mineurs comme adultes- ou meurent dans la neige des Alpes, dans les vagues de la mer.

Le monde d’avant Macron était un monde d’inégalité, un monde d’exploitation. Mais le monde qui s’annonce est glaçant, rétrograde. Nul doute que ce qui attend les masses populaire sera une illustration de la tendance à la paupérisation, tant relative qu’absolue, prédite par Marx.

Les communistes ont des tâches à remplir. La lutte économique seule ne suffit pas. Les grèves seules ne feront pas plier le gouvernement, et encore moins la bourgeoisie et son pouvoir d’État. Nous ne sommes pas de ceux ou de celles qui défendent des mots d’ordres creux de nationalisations « démocratiques ». La réponse ne saurait être un simple rejet de la politique gouvernementale ou la remise entre les mains de l’État des moyens de production. Non, la réponse est politique.

Les croyances dans la possibilité d’une alternance politique par la voie des urnes sont des chimères. « Il n’est pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun », clame l’Internationale. A raison. Les politiciens et les politiciennes bourgeoises sont passées maîtresses dans l’art de tromper les masses populaires. Ils et elles ne voient la misère que comme un moyen d’accéder aux postes, aux sinécures, aux fauteuils du pouvoir.

Le cadre de la démocratie bourgeoise est un cadre étriqué, trompeur, traître. Nous le rejetons. Pourtant, nous clamons le fait que nous sommes légitimes à représenter une opposition au gouvernement, aux programmes des bourgeois et des bourgeoises. Seulement cette opposition ne peut être que hors des pièges de la bourgeoisie, elle ne peut être qu’extra-parlementaire. La démocratie des masses, des assemblées générales d’usine, de lieu de travail ou d’étude, de lieu de vie ou de lutte. Une démocratie réelle, une démocratie populaire.

Organisons-nous !

Reconstruisons le camp du peuple, « celui de la fraternité et de la liberté » !

Prenons part aux mobilisations des ouvriers, à la défense des services publics, des étudiants, des femmes, des écolos, du personnel aérien, contre tout licenciement…

Assurons la victoire des cheminots qui mènent une lutte pour les générations à venir.

Avec l’ICOR, renforçons la coopération des prolétaires à l’échelle internationale contre les capitalistes et les chauvins qui veulent nous dresser les uns contre les autres.

L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste veulent contribuer à construire un Parti Révolutionnaire. Un Parti Communiste réel, qui ne soit pas le croupion de la social-démocratie, le paravent de l’abandon. Un Parti, qui organise les exploités et exploitées, les opprimées et opprimés, ceux et celles qui subissent la dictature de la bourgeoisie.

Nous voulons construire le Parti qui dirigera et qui mènera le prolétariat au pouvoir, par la révolution. Le Parti qui bâtira une société sans classes, ni État. Le Parti qui mettra fin à la misère, à la guerre, à la précarité, à la souffrance. Le Parti qui chassera du pouvoir les ennemis du peuple, qui les chassera de leurs palais, de leurs hôtels particuliers, de leurs forteresses.

Pour un Parti qui mènera les masses à l’assaut du ciel !

Le capitalisme a fait son temps – vive le communisme !

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