Où Conduit le Nationalisme du Groupe de Tito en Yougoslavie J.V. Staline -1948-

Où Conduit le Nationalisme du Groupe de Tito en Yougoslavie

J.V. Staline

-1948-

Préfacé par Vijay Singh

Le maréchal Tito bénéficie d’une presse relativement favorable, y compris dans les ouvrages scolaires, pourtant fort peu avares en diatribes anticommunistes. Cette particularité, par rapport à d’autres dirigeants, à de quoi susciter une certaine suspicion.

Tito inspire une certaine sympathie pour l’Ouest, comme Trotski, Boukharine, ou les autres partisans d’un communisme soft, rassurant, souriant au yeux des capitalistes, car fondamentalement inoffensif.

Le caractère inoffensif du titisme réside dans le fait que cette conception idéologique est une bouillie. Cet hybride entre capitalisme, socialisme, nationalisme, le tout saupoudré d’une « autogestion » propre à fasciner certains anarchistes naïfs, permet à tous d’y voir ce qui lui plait. C’est un véritable buffet idéologique.

Dans la marmite titiste, ce qui domine, in fine, ce sont les aspects les plus droitiers et les plus réactionnaires. Le paravent de l’autogestion à signifié la mise en concurrence des usines et des nations. Le nationalisme, qui sous-tendait la lutte de libération nationale, s’est mué en chauvinisme et en division ethnique du travail.

Internationalement, le régime titiste a fait les yeux doux à l’Ouest. Acceptant les deniers du plan Marshall, la Yougoslavie s’est fait le cheval de Troie des positions de droite au sein du camp socialiste.

Bien souvent, les prête-plumes de la réaction ont réduit le clivage URSS-Yougoslavie à une simple question d’égo entre dirigeants, vidant de tout contenu politique cette controverse. Pourtant, celle-ci est éminemment politique.

Elle est l’illustration d’une lutte pour la construction du socialisme et d’une lutte contre les idées fausses.

Ce n’est nullement un hasard si l’un des premiers actes de Khrouchtchev, une fois au pouvoir, fut de restaurer les relations avec la Yougoslavie, entraînant l’ire et l’incompréhension des partis communistes sincères.

Cette critique du nationalisme de Tito tombe à point nommé pour détruire ce mythe tenance d’une Yougoslavie « gentille et douce » au prises avec une URSS vile et agressive.

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