Fidel Castro nous a quitté.

Aujourd'hui, Fidel Castro nous a quitté.

Le dernier dirigeant révolutionnaire de la deuxième vague (1945-1959) s'est éteint à l'âge de 90 ans. Pendant toutes ces années, il a incarné l'image vivante de la lutte du tiers-monde contre l'oppression impérialiste américaine, contre la main mise des USA sur l'Amérique Latine. Il a incarné la solidarité des peuples, l'amitié qui naît dans le creuset de la lutte de libération contre l'oppresseur colonialiste ou néo-colonialiste, quelque fusse son drapeau.

Héros à la peau d'acier, ayant survécu à tellement de tentatives d'assassinats que celles-ci en sont presque devenues une routine, Fidel Castro nous laisse, ainsi que les peuples en lutte, tous un peu orphelins.

Il a incarné un Etat indépendant, une réussite au sein d'une Amérique Latine marquée par les narcotrafics, la prostitution, les gangs, mais également la pauvreté endémique, l'absence d'accès au logement, aux soins, à l'éducation et la corruption liée à la patte de l'exploitation impérialiste.

Cuba n'a cessé d'attirer l'amour des peuples, n'a cessé d'attire l'admiration pour ces réussites: l'indicateur de développement humain le plus élevé de sa région, un nombre de médecin par habitants le plus élevé du Monde, un taux d'alphabétisation quasi-total.

Même ceux qui reviennent de Cuba des critiques plein la bouche ne peuvent que reconnaître qu'on y croise pas les va-nu-pieds et les mendiants, les enfants loqueteux et les favelas de l'Amérique du Sud. Même si il n'y règne pas l'abondance la plus totale, les besoins primordiaux du peuple n'y sont pas oubliés.

Fidel Castro n'est pas exempt de défauts, mais nier les qualités dont il a fait preuve serait d'une effronterie sans nom. La "voie  Cubaine" également, avec ses avancées et ses erreurs. 

Cuba fait partie de l'histoire du mouvement révolutionnaire mondial, et à ce titre, doit être analysée pour en tirer les éléments bénéfiques et les éléments négatif. Cet événement, tragique, doit être l'occasion d'un retour sur le passé de la révolution cubaine, sur le positionnement de Cuba dans les débats qui ont traversé le mouvement communiste, et sur la construction du socialisme. C'est également l'occasion de voir les terribles dégâts que la politique de division internationale du travail de Nikita Khrouchtchev a pu créer. Dégâts terribles et irréparables.

Aujourd'hui, nous saluons un homme dont la place est au sein du Panthéon des révolutionnaires.

VIVA FIDEL ! 

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