Rejetons les options que nous laisse l’élection. Construisons le pouvoir populaire !

A L’ISSUE DU PREMIER TOUR DES ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES, LES RÉSULTATS SONT LA.

Le pur produit du libéralisme, Emmanuel Macron, est pressenti pour être le nouveau président de l’Etat Français. En face de lui, Marine Le Pen, dirigeante du parti Fasciste, le Front National. Voici donc la configuration du match : Un combat entre une droite pro-UE, libérale, pro-OTAN et une qui est son miroir, anti-UE, xénophobe, protectionniste, pro-russe.

Les deux représentent deux faces des intérêts des capitalistes de l’Etat Français. Les deux sont des agents de la régression sociale, de l’exploitation accrue, de l’anéantissement des conquêtes sociales. L’un et l’autre représentent les deux branches d’une tenaille faite pour attaquer les travailleurs, les travailleuses, accroitre leur oppression. Libre échangiste ou protectionniste, l’exploiteur reste exploiteur.

Les réformistes s’empressent de déclarer que nous sommes au pied du mur, qu’il est temps d’adouber tous Macron comme un rempart face au fascisme.

Ce fascisme, ce sont les gouvernements successifs, dont celui dirigé par le P.S. qui l’ont nourrit, qui l’agitent comme un épouvantail pour que nous avalions une fois de plus, en souriant, les couleuvres.

 

« PESTE ET CHOLERA, CHARYBDE ET SCYLLA, CERTES, MAIS VOTEZ MACRON QUAND MÊME ! » VOILA CE QU’ON NOUS OFFRE.

REJETONS CE CHANTAGE.

Macron, malgré son sourire enjôleur, ses airs rassembleurs, est l’avant-garde des exploiteurs. Il est d’autant plus dangereux que, si il dispose d’une forte assisse électorale, il entraînera dans son sillage, dans un seul camp, les sociaux-démocrates valets du patronat, à la Hollande, et les réactionnaires à la Fillon. Son élection forme un redoutable pôle, une synthèse terrible des positions les plus libérales et les plus antisociales. Il représente l’aboutissement d’un long processus, entamé dès l’irruption de la crise de 2008. Son pouvoir est celui d’un comité de salut des intérêts des capitalistes et des impérialistes de l’Etat Français. Il est le sauveur du patronat français, leur messie, leur héraut le plus pur, le plus zélé.

Nous en sommes ici aujourd’hui car une confiance aveugle a été donné aux institutions, à l’Etat, aux politiciens et aux politiciennes. Nous en sommes ici car le jeu truqué des bourgeois, fait selon leurs règles, fait selon leurs lois -qu’ils violent régulièrement, pourtant-  ne pouvait que nous y entrainer, comme une terrible lame de fond.

Pourquoi ? Parce que la bourgeoisie est consciente de ses intérêts et qu’elle est prête à tout mettre en œuvre pour les défendre.

La bourgeoisie a dicté le programme du président sortant, François Hollande. Elle a dicté la loi El-Khomri. Elle a dicté le 49.3 pour la mettre en œuvre. Elle dictera d’autant plus aisément celui du prochain que celui-ci sera légitimé par un grand nombre de suffrages. Les réformistes, les menteurs, les prestidigitateurs de la politique n’ont eu de cesse que d’emmener les masses populaires vers cet abattoir. Ils ont clamé que la démocratie bourgeoise est la plus pure démocratie, alors que le pouvoir réel est entre les mains du MEDEF et des organisations du patronat.

Ils nous ont nourris de mots d’ordre stupides, sans le moindre fond, sans la moindre consistance, comme cette « révolution citoyenne par les urnes » inventée par Mélenchon.

Hier comme aujourd’hui, tout ce que nous avons obtenu, nous l’avons arraché par la lutte. Rien n’a été donné, rien n’a été offert. Pendant cinq ans, nous avons été bernés par les courroies de transmission du PS, des sociaux-démocrates, des vermines qui nous vendent.

 

NE LES ÉCOUTONS PLUS ! ÉCOUTONS NOTRE COLÈRE !

LA VRAIE DÉMOCRATIE EST POPULAIRE.

LE VRAI POUVOIR EST DANS LA LUTTE !

N’écoutons pas les sirènes de ceux qui veulent que nous liions notre destin à celui d’Emmanuel Macron. Est-ce cela notre seul choix ? Nous prosterner devant le banquier ? Défiler, le bras tendu, devant la fasciste ?

NON.

Nous avons le choix de la lutte. Le choix d’avoir, de bâtir notre propre démocratie. Le choix d’avoir notre pouvoir d’opposition. Le choix du camp du peuple.

Celui-ci n’a pas besoin des parlements, des mairies, des salons de la bourgeoisie, de ses règles étriquées, de son crétinisme. Qu’en ferait-il ? En ces lieux, les patrons donnent leurs ordres, les élus exécutent.

NOUS VOULONS UNE OPPOSITION EXTRA-PARLEMENTAIRE !

Les politiciens ont joué leur plus beau tour de passe-passe en se clamant les seuls représentants de la démocratie. Ils et elles l’ont usurpée, l’ont réduite, l’ont broyée, hachée menue, transformée en un simple bulletin.

Dans les organisations politiques, dans les syndicats, dans les associations, dans tout ce qui nous permet de nous organiser, là réside le pouvoir populaire !

Dans nos assemblée, dans nos prises de décision, là réside la démocratie.

Assez des affairistes, des opportunistes.

Assez des carriéristes.

Assez du rideau de fumée, des débats de technocrates, de l’absence de contrôle populaire.

ASSEZ DU CRÉTINISME PARLEMENTAIRE, ASSEZ D’ÊTRE BERNES, D’ÊTRE UTILISES PAR DES CARRIÉRISTES, DES CHAUVINS, DES AGENTS DE L’IMPÉRIALISME FRANÇAIS.

Construisons aujourd’hui les bases d’une opposition, contre le pouvoir de Macron, contre la démocratie fantoche des législatives, contre le mythe de la démocratie bourgeoise. Si le fascisme de Marine Le Pen est un poison, le gouvernement instable et fragile que Macron mettra en place, si nous ne sommes pas soudé, peut aisément basculer dans quelque chose de tout à fait similaire.

Dans les rues, dans les usines, dans les universités, dans les lycées, dans les lieux de vie, dans les prisons et les hôpitaux, unissons nous contre l’offensive du capitalisme, contre l’offensive de la réaction.

 

FAISONS FACE, ENSEMBLE !

CLAMONS QUE NOUS REJETONS CETTE ELECTION POURRIE, CE DÉBAT TRUQUE !

PAS UNE VOIX POUR LE JEU DES BOURGEOIS ! CONSTRUISONS NOTRE POUVOIR, CELUI DU PEUPLE !

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