Contre la destruction de l’environnement, détruisons le capitalisme !

Contre la destruction de l’environnement, détruisons le capitalisme !

Une nouvelle fois, un appel international à marcher pour protester contre la destruction du climat et de l’environnement a été lancé. Ces appels font écho à l’urgence dans laquelle nous sommes. Malgré les promesses des politiciens, la dégradation de l’environnement et le dérèglement du climat se poursuivent toujours et s’intensifient.

Les températures continuent de monter, du fait des rejets de gaz à effet de serre.

La biodiversité, en particulier dans les océans, subit de plein fouet la pêche intensive, qui transforme les océans en désert.

Des espaces immenses sont rasés pour être transformés en pâture pour l’élevage extensif, tandis que les sols et les eaux sont rendus toxiques par les déchets de l’industrie porcine.

Des forêts sont détruites pour accéder aux richesses en sous-sol, ou pour faire place à des plantations commercialement porteuses….

En moyenne 280kg de nourriture sont gaspillés par ans et par personnes en Europe, dont 190kg durant la production et la vente. Cela représente presque 1/3 de la production de nourriture. Cette surproduction est organisée par les capitalistes pour s’assurer que leurs produits sont bien en rayon dans les supermarchés… même si personne ne les achète.

Car la nature est, en système capitaliste, une marchandise dont il faut tirer le plus de profit possible et le plus rapidement possible. Et pour cause ! Hésiter reviendrait à courir le risque de voir un concurrent s’emparer du dernier thon rouge, de la dernière goutte de pétrole, de la dernière parcelle de forêt vierge. L’importance des rendements des investissements et des taux de profit est telle qu’elle justifie tout. Elle justifie notamment les expéditions militaires de l’impérialisme, dans le but de prendre le contrôle des zones de ressources. Elle justifie la domination coloniale et néo-coloniale dans le but d’imposer un développement économique uniquement centré sur les intérêts de la métropole. Elle crée une division internationale du traitement des déchets, dans laquelle ce sont les pays les plus pauvres qui se retrouvent noyés sous les flux de produits toxiques.

Les grands capitalistes s’en moquent. Ils ne subissent pas directement les méfaits de leurs affaires. Le plus souvent, ce sont les quartiers pauvres des villes qui sont dans les nuées de pollution, comme à Mumbai, où on estime que celle-ci fait perdre jusqu’à 10 ans d’espérance de vie.

Ils sont en revanche prompts à s’en prendre au mode de vie des classes populaires, exigeant qu’elles se serrent la ceinture, qu’elles paient des taxes lourdes, pendant qu’eux peuvent continuer à mener un train de vie sans commune mesure.

Le mouvement des Gilets Jaunes a démontré l’hypocrisie des gouvernements capitalistes. Les « taxes carbone » ne sont en réalité qu’une pénalité imposée aux plus pauvres. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une manière de leur faire assumer les coûts d’une possible « transition écologique » sans toucher aux bénéfices des grands pollueurs.

Les ressources renouvelables et les nouvelles technologies ne sont, pour les capitalistes, que de nouveaux marchés comme les autres, qui n’attirent les investissements que dans la mesure où ils peuvent rapporter gros. Greenwasher (maquiller d’écologie) est un argument commercial, rien de plus. Bien souvent, ces produits cachent des méthodes de production polluantes, car il est toujours plus rentable de ne pas respecter les règles que de les suivre !

Ce n’est pas une fatalité ! Nous pouvons enrayer la catastrophe avant qu’il ne soit trop tard !

Il existe un grand nombre de personnes, qui, individuellement, font des efforts immenses pour réduire leur impact personnel sur l’environnement. Ces efforts sont à saluer. Mais la seule possibilité qui permette de mettre fin au gaspillage des ressources, à leur surexploitation, à la destruction de l’environnement de manière globale, c’est par un changement radical d’économie. Aujourd’hui, le marché dicte sa loi. Le seul critère est la rentabilité des productions, au mépris de toute projection dans l’avenir.

C’est autour des besoins que doit s’axer la production, non du profit !

Nous avons besoin d’une nouvelle économie, d’une nouvelle politique, non pas avec les profiteurs, avec les capitalistes, mais bien contre eux ! L’attrait du gain, la rapacité, ne peuvent être négociés. Le capitalisme, basé sur la recherche du profit maximal, ne peut être le système économique qui permettra de surmonter le terrible obstacle que nous rencontrons.

Nous avons besoin d’une économie organisée, planifiée, permettant de connaître les besoins matériels de la population et d’y répondre avec efficacité, économie et en éliminant le gaspillage. Des productions basées sur la durabilité, sur la possibilité de réparation, de recyclage, de réutilisation. Une production alimentaire basée sur les capacités de la Terre à produire et à se régénérer, non sur le fait d’extraire au plus vite, à marche forcée, la richesse du sol.

Une lutte pour la recherche de nouvelles sources d’énergie qui ne dépendent pas des ressources fossiles, qui se détruisent pas l’environnement. Un urbanisme nouveau, capable de mettre fin à la fragmentation des écosystèmes et de résoudre les contradictions entre les villes et les campagnes. Une possibilité de débattre démocratiquement de ce qu’on produit et de comment cela est produit, pour mettre fin à la dictature des corporations de l’agro-alimentaire et à la division internationale de la production agricole.

Nous savons que les exploiteurs et les exploiteuses, ceux qui font des fortunes sur le fait de saigner la terre et de la ravager, n’acceptent pas de renoncer à leurs fortunes et leurs trains de vie. Nous savons toute la puissance de ces firmes. Nous savons comment elles traitent ceux qui s’opposent à elles.

Nous savons que pour cela, il nous faudra être forts et fortes, nombreux et nombreuses, organisés, ensemble. Nous savons que ce changement ne peut provenir des urnes, qui ne servent qu’à élire de nouveaux exécutants de l’ordre du jour de ces immenses conglomérats.

Aujourd’hui en France, comme partout dans le monde, de plus en plus d’individus mettent en cause le régime dans lequel nous sommes. Pour sa soumission intégrale aux désirs des patrons. Pour le fait que les grands monopoles ont fusionné depuis longtemps avec l’État. Cette remise en cause est légitime et nécessaire !

La Terre est bien assez riche pour nourrir dignement l’humanité entière. Assez riche pour offrir un avenir radieux. Mais celui-ci ne peut émerger que si la réalité du pouvoir est assurée par ceux et celles qui produisent ces richesses. Que si ce sont les travailleurs et les travailleuses de l’industrie, de l’agriculture, des services, qui définissent les besoins auxquels l’économie doit répondre, dans le respect de l’environnement.

Ensemble, défendons l’environnement et le climat : abattons le capitalisme ! Construisons le socialisme !

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