Résolution de l’ICOR sur la journée du 8 mars

Appel de l‘ICOR à l‘occasion de la journée de lutte internationale des femmes 2019

« L’expérience de tous les mouvements de libération atteste que le succès d’une révolution dépend du degré de participation des femmes ! (Lénine, « Discours au premier congrès pan-russe des ouvrières », prononcé le 19 novembre 1918))

La journée internationale de lutte des femmes en 2019 a lieu dans une situation tourmentée et polarisée de la lutte de classe ayant une importance stratégique. Sur le plan mondial les forces dominantes sont de moins en moins en mesure d’exercer leur domination sans se heurter à une résistance massive du mouvement ouvrier et des larges masses populaires. De plus en plus de gouvernements tendent à appliquer, dans leur méthode principale de gouvernance, la réaction ouverte et la violence vers l’intérieur et l’extérieur. La déstabilisation des conditions existantes a engendré une polarisation sociale dans laquelle s’est profilée une évolution vers un état d’esprit progressiste, à l’échelle mondiale, dans la classe ouvrière et parmi les larges masses.

La conscience des femmes s‘est réveillée à une échelle massive dans de nombreux pays du monde ! De l’Asie passant par l’Allemagne et d’autres pays européens à l’Afrique les ouvrières luttent contre leur double exploitation, pour l’augmentation et l’égalité des salaires, la reconnaissance de leur travail et de meilleures conditions de travail. De l’Argentine et de l’Uruguay jusqu’aux États-Unis des millions de femmes de toutes les couches sociales se lèvent contre leur oppression spécifique, contre le sexisme, les violences faites aux femmes allant jusqu’au féminicide et pour le droit à l’autodétermination du corps et de la vie. De l’Inde au Rojava (au Kurdistan syrien) les femmes s’opposent héroïquement et de manière organisée à tout le système de la double exploitation et oppression de la masse des femmes travailleuses. Les femmes incarnent et exigent des alternatives sociétales. Même si, dans certains États, les femmes peuvent accéder aux postes de responsabilité les plus élevés et participer activement au pouvoir capitaliste-impérialiste, la masse des femmes qui travaillent est affectée par l’exploitation capitaliste et elles sont toutes attaquées en tant que femmes par l’oppression patriarcale en raison de leur sexe. Au Rojava, nous vivons l’expérience d’une révolution de femmes proclamée par celles qui la portent. Dans le même temps, les mouvements internationaux de femmes recourent à un vieux moyen du mouvement ouvrier : la grève des femmes à l’occasion du 8 mars, par laquelle beaucoup d’elles expriment de façon combative leur revendication d’une vie libre et égale dans de nombreux domaines. Les mouvements de masse croissants des femmes dans le monde entier constituent une base et une impulsion pour la lutte déterminée contre les structures et les comportements patriarcaux ainsi que contre le capitalisme.

L’organisation révolutionnaire mondiale ICOR encourage la construction d’un mouvement combatif international des femmes. L’ICOR prend sa responsabilité dans le processus de la Conférence mondiale des femmes, où s’unissent les mouvements révolutionnaire et combatif des femmes dans la lutte contre l’exploitation et l’oppression, pour leur libération dans une société libérée. Ce n’est que dans une société socialiste et communiste que la libération des femmes peut être réalisée pleinement, mais déjà aujourd’hui elle doit être manifeste et acquise de haute lutte par la théorie et la pratique des partis révolutionnaires.

Le mouvement international de la femme du 21e siècle est confronté à de grands défis ! L’ICOR, dans son « Appel à rassembler les forces pour construire un front uni anti-impérialiste », s’oppose à la tendance générale aux préparatifs de guerre impérialistes. C’est une tâche de suprême priorité, également pour le mouvement combatif international des femmes. En même temps, le mouvement combatif international des femmes doit se renforcer aux niveaux politique, idéologique et organisationnel ! Dans cet esprit, le séminaire théorique qui s’est tenu en Inde en 2018 au sujet de la libération de la femme a été un début important.

Les femmes dans le monde ne veulent pas périr dans la barbarie capitaliste. Leur vision d’un monde sans exploitation ni oppression a besoin de regroupement international combatif et de forts partis révolutionnaires. La base sociétale et économique de la libération de la femme ne peut être créée que dans une société socialiste libérée.

Renforcez le mouvement combatif des femmes dans le monde ! Organisez-vous dans les partis révolutionnaires et assumez courageusement des responsabilités dirigeantes ! Devenez partie intégrante de la révolution socialiste internationale.

Vive la journée internationale des luttes des femmes ! En avant pour la libération des femmes ! En avant avec l’ICOR !

Signataires (en date du 28/02/2019, liste actuelle des signataires sur www.icor.info ):

PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire, Côte d’Ivoire
ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
PCT Parti Comuniste du Togo Togo
PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
UCLyon Unité Communiste Lyon, France
UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchevique (Kurdistan du Nord / Turquie))
RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
VZDOR VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie
KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
PR Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
PML del Perú Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)
PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Venezuela
RCP Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

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